L’imprimerie de Jean Baptiste

Page 419 de mon ouvrage , l’imprimerie est mise à l’honneur depuis son histoire en chine en passant par l’impression des premières bibles… Mais également sur un certain nombre de chiffres.
« Dans les livres d’église, avant même l’invention de l’imprimerie, on écrivait les prières en lettres noires, et l’on traçait en lettres rouges l’explication des rites et des cérémonies, dans l’intention d’en rendre la lecture plus aisée; cet usage, origine du terme rubrique, a été conservé jusqu’au dix-huitième siècle; les lettres rouges furent même employées dans certains livres étrangers au culte, notamment dans les éditions des ouvrages de jurisprudence. Mais la variété des caractères qu’on a fondus depuis dans tous les pays fit vraisemblablement abandonner peu à peu l’emploi des lettres de différentes couleurs dont l’usage était incommode et dispendieux, puisqu’il fallait deux compositions et deux tirages,  encore arrivait-il quelquefois que les lettres rouges ne coïncidaient pas exactement avec les lettres noires. Les imprimeries de Paris occupaient en 1822, 680 presses et 3010 ouvriers, savoir 80 protes, 70 correcteurs, 1,40o compositeurs , 1,200 pressiers et 260 apprentis; la journée moyenne du travail de chaque ouvrier était évaluée 4 fr. 5o centimes, et on ne comptait que trois journées de travail par semaine. La dépense de l’encre employée était de 72,000 fr.; celle du papier, de 3,369,60o fr. Le total général de la dépense était estimé, pour cette même année, à la somme de 7,291,1o8 fr.; la recette, à 8,749,329 fr. ; bénéfice des imprimeurs, I,458,22r fr. D’après ces données, le prix d’une feuille imprimée et tirée à mille exemplaires ( papier compris) est de 62 fr., terme moyen.
En 1824, il a été imprimé en France 5,153 ouvrages, savoir: 3o6 de jurisprudence, 378 de théologie, 1,135 d’histoire, 1,649 de sciences et arts, et 1,685 de belles-lettres. Les états statistiques publiés en 1827, par M. le comte Daru, font connaître que 665 imprimeries existaient en France en 1825, dont 82 étaient établies à Paris ; elles employaient 1,550 presses, et à Paris seulement, 85o, y compris celles de l’imprimerie royale, au nombre de 8o. La presse a produit en France dans le cours de l’année 1826, environ 13 à 14 millions de volumes, et la seule imprimerie de M. Firmin Didot 400,000. M. Daru porte l’achat du papier nécessaire, à 5,022,00 Francs; celui de l’encre d’impression à 120,000 fr.; du brochage à 912,300 fr.; et prenant en considération divers motifs qu’il énonce dans son travail, le rédacteur de ces intéressants tableaux n’estime qu’a 5o0,000 fr, la part annuelle retirée par les gens de lettres pour le prix de leurs ouvrages. Les 13,300,000 volumes fabriqués chaque année produisent dans le commerce une valeur de 33,750, o00 fr. A Paris, le nombre des libraires était
en 1826, de 480; celui des bouquinistes de 84: et dans les departements, de 922; total 1,586. La papeterie, l’imprimerie et la librairie occupaient et faisaient vivre en France au – dela de
60,000 individus. « 

 

Une fois de plus pas d’ancêtre direct, je fouille, je cherche et je tombe si l’on peut dire sur Jean Baptiste Brehamet le frère d’Antoine dont je vous ai parlé précédemment. A vrai dire peu d’informations sur Jean Baptiste.

Il est né le 9 octobre 1743 à Villers-sur-Fère dans l’Aisne, 6eme enfant de Charles et de Marie Jeanne Vallain  et il aura 7 frères et sœurs plus jeunes que lui. Son père maître d’école lui a sans doute donné le goût des livres. Je perds sa trace .. puis la retrouve comme témoin d’un mariage à Paris en 1786, il est imprimeur.

Mais me direz vous, comment être sur que c’est le même Jean Baptiste? j’en conviens…

Puis je trouve sur Geneanet une transcription de carte de sureté . Pour rappel, les cartes de sûreté, instaurées sous la Terreur, ont été établies à Paris entre 1792 et 1795. Elles étaient, avant l’heure, des cartes d’identité permettant aux habitants de Paris (hommes de plus de 15 ans) de circuler librement. Chaque citoyen devait se présenter accompagné de deux témoins à son Comité de surveillance (ou d’arrondissement après 1794). Celui-ci, après enquête, établissait le document en y mentionnant l’âge, la profession, l’adresse et le lieu dont était originaire le citoyen. Voici donc la transcription de cette carte de sureté, elle date de 1793 elle est au nom de Jean Baptiste Brehamet 48 ans , imprimeur habitant Rue Saint Victor et auparavant rue de Versailles à Paris, arrivé à Paris 33 ans plus tôt et originaire de Villers sur Fère. Le portrait est plus proche.. Jean Baptiste serait arrivé entre 15 et 17 ans peut-être en apprentissage et se serait installé à Paris . Je n’ai à ce jour trouvé aucun mariage à son nom mais j’ai croisé un Brehamet plus jeune qui habitait rue Saint Victor? un fils? mais aucune certitude.

Par contre je retrouve Jean Baptiste témoin sur l’acte de décès de son père Charles, il est bien indiqué qu’il était Imprimeur à Paris. Certes il me manque encore beaucoup d’éléments  pour découvrir toute la vie de Jean Baptiste, mais il m’a donné quelques éléments pour que je lui dédie cet article.

Retrouvez la généalogie de Jean Baptiste Bréhamet

 

 

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