P comme Paris

Difficile de passer à coté de la capitale. J’aurais pu choisir bien sûr la famille Foucher qui est à Paris depuis 1798 avec Pierre, ou la famille Ancelet, parisienne depuis le mariage de François Gabriel Ancelet avec Rosalie Augustine Guignet le 27 janvier 1829. Mais j’ai choisi les parents de Marie Alexandrine  installés à Paris en 1870.

Retrouver le mariage de Charles François Lolivray et de Alexandrine Chevallet a été compliqué, j’ai retrouvé 3 dates pour le même mariage. D’abord la vraie date: le 25 aout 1870 dans le 16eme arrondissement mais les registres ayant brulés en 1871 une transcription en a été faite le 8 juin 1875 ci dessus. Mais le nom de la mariée ayant été mal orthographiée dans la transcription, le 19 juillet 1900 est publié un jugement rectificatif donnant le nom de Chevalley à Alexandrine.

Donc Charles, 36 ans, sergent de ville de son état, originaire de l’Orne et veuf depuis un peu plus d’un an a épousé Alexandrine 30 ans, cuisinière, originaire de Savoie le 25 aout 1870 dans le 16 e arrondissement de Paris.

Ils auront 2 filles, Marie Alexandrine née en 1871  dont je vous ai souvent parlée et Marie Héloise née en 1879 mais qui décède à 9 ans.

Alexandrine meurt le 13 décembre 1914 à 74 ans et Charles la suit deux ans plus tard le 19 octobre 1916.

Charles François LOLIVRAY
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K comme le Kremlin-Bicêtre

Évidement le K est une lettre compliquée en tous cas dans le cadre de mon thème de l’année. Mais un lointain collatéral m’a donné un coup de main.

Il est décédé au Kremlin-Bicêtre… enfin pas tout à fait car quand il décède dans la Maison Nationale de ce lieu le 5 juillet 1796, et la commune s’appelle encore Bicêtre tout court. Il s’appelait Antoine Doucet il est né dans le Cantal à Drugeac, le 30 avril 1754. Je le retrouve lors de son mariage à Saint-Paterne dans la Sarthe le 22 janvier 1791 avec Anne Gabrielle Lolivrel, originaire d’Alençon dans l’Orne, il a 36 ans elle 18 ans.

C’est donc en la Maison Nationale de Bicêtre ‘nommée ainsi après la révolution, que finit le parcours d’Antoine.

« C’est en l’an 1632 que Louis XIII ordonne la construction d’un hôpital destiné initialement aux militaires blessés, qui se trouvaient auparavant rue de Lourcine dans l’hôpital établi par Henri IV. L’hôpital sert brièvement à recevoir les enfants trouvés recueillis par Vincent de Paul puis devient successivement ou à la fois hospice, prison d’État et asile d’aliénés. Les conditions de vie y sont épouvantables. Le XVIIIe siècle voit un progrès pour tous les déchus rassemblés à Bicêtre grâce notamment à l’action de Philippe Pinel et Jean-Baptiste Pussin, qui améliorent le sort des aliénés. La Révolution permit par ailleurs de libérer tous les prisonniers internés sans jugement. » (Wikipédia)

Antoine était -il malade, prisonnier ou aliéné, je ne le sais pas. Il meurt à 42 ans. Sa veuve Anne Gabrielle se remarie le 24 juin 1797 à Paris où elle finira sa vie en 1810.

Antoine DOUSSET
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J comme Jouy en Josas

Reprenons la route vers le J de Jouy en Josas dans les Yvelines.

Je me dirige naturellement vers l’église Saint Martin puisque c’est dans cette église que se sont mariés Robert et Anne. Nous sommes en 1667 le samedi 26 novembre.

Robert Moisson et Anne Delaholle sont tous les deux originaires de la paroisse, il est fils ainé de Robert et de Suzanne Guilliard et elle est la fille de Pierre et de Reine Pellerin.

Monsieur le curé Marchais rédige:

« Le 26me novembre i667 aprez les fiancailles et publication des bans faits le Mariages de Robert Moisson et de Anne delaholle tous deux de cette paroisse, ne sestant decouvert aucun empeschement Je les ay mariez et leurs ay donné la benediction nuptiale en presence de leurs parens »

Je leur ai trouvé 5 enfants, dont l’ainé s’appelle Robert comme les premiers nés de la famille, mais c’est son frère Nicolas qui sera mon ancêtre. Robert et Anne décéderont dans leur paroisse d’origine.

Robert MOISSON
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16 juin 1911 dans le 15e arrondissement

C’est lors d’un promenade dans la rue du commerce dans le 15e arrondissement de Paris que je me suis retrouvée subitement en 1911. La rue est très animée et l’on peut voir encore sur les murs les traces de la grande inondation de 1910.

Fascinée par tout ce que je découvre, je ne fais pas attention au monsieur que je croise et je le bouscule. Il a failli tomber mais je l’ai retenu à temps. C’est un vieux monsieur au cheveux blancs? Il porte une moustache. C’est au moment ou je croise son regard qu’il me semble le connaître. Comme un air de famille…

« Charles? » Il me regarde étonné,

« Charles Lolivray ? »

« Oui » répond-t-il « Je vous connais? » Read more

21 avril 1830 à Villotran, visite à Pierre Champagne

C’est devant le château de Villotran, que je l’ai croisé. C’est un très vieux monsieur fatigué. Il est assis sur l’un des deux plots encadrant la grille d’entrée et tente de se réchauffer face aux quelques rayons de soleil timides. L’hiver a été l’un des plus rigoureux du XIXe siècle. L’hiver a commencé dès la mi-novembre 1829 dans toute l’Europe et s’est prolongé jusqu’à la fin de février, il y a eu plus de 2 mètres de neige en Normandie. Il a fait jusqu’à -17° à Paris en janvier. Pierre Champagne semble surveiller les bourgeons qui ont survécu au froid. Je m’approche pour l’aborder en me présentant comme une voyageuse, il est bien sûr étonné de croiser une femme qui se promène seule mais a envie de parler, sans doute pour sortir de sa solitude.

« J’ai longtemps été jardinier au château du temps de Messire Titon, comme mon père », une ombre passe dans son regard, sans doute à cause  de la mort du dit Titon sous la guillotine en l’an deux de la république. Je ne le questionne pas sur ce sujet, puisque j’ai découvert les faits lors d’un précédent article.

« Je suis bien seul maintenant, mais j’ai eu 7 enfants. Mon ainé Pierre Louis né en 1781 est parti à Paris ou il est devenu épicier, mais il est mort à 36 ans. Geneviève née en 1783 s’est mariée avec Guillaume Guignet qui travaille à la manufacture de Sèvres, je ne les vois guère » Je les « connais » bien Geneviève est mon ancêtre.  « Mon deuxième fils né en  1785 mais il est mort petiot à sept ans, après en 1787  C’est la naissance de Marie Rosalie, elle est la seule à être restée à Villotran, c’est d’ailleurs chez elle que je vis. » il fait une pause puis continue.

 » Marie Louise est née en 1790 et maintenant qu’elle a épousé un Monsieur, elle est rentière à Paris. Et il y a eut les jumeaux Félicité et Jacques mais ils n’ont vécu que quelques jours. Marie Anne, ma femme en a été très éprouvée. Cela fait maintenant 24 ans qu’elle s’est éteinte »

Je vois bien que les souvenirs font remonter des émotions, mais je ne le presse pas… Et avant même que je lui pose une question, il reprend:

« Vous savez, j’en ai vu passer des événements!  J’ai été baptisé le 21 avril 1759 sous Louis XV, j’ai vu passer 4 rois et un empereur, j’ai vécu de près la révolution…  » Se sent -il coupable de la décapitation de Messire Titon? je n’ose pas lui poser la question et le laisse avec ses fantômes…

Il ne me voit plus, il est reparti dans ses souvenirs.

Je m’éloigne doucement…

Pierre Champagne est décédé 5 ans plus tard à Villotran.

Cet article a été rédigé dans le cadre du #RDVAncestral, un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature et généalogie. En savoir plus.

Pierre CHAMPAGNE
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