15 novembre 1914

Sur carte postale à l’usage des militaires

Adressé à Monsieur Robert Druesne – Médecin auxiliaire                                                 73e division de réserve – Etat Major -Toul – Meurthe et Moselle

15 Novembre 1914

Mon gros Robert

Ce n’est pas encore aujourd’hui que je me mettrai à la grande lettre. Je suis aux tranchées, pas folichon mais  bien militaire. L’endurance et bonnehumeur y sont nécessaires, rien ne manque.

Tout va bien. Chauds baisers, malgré la … fraîcheur.

Comment ça va là-bas, on en jouis aussi, des tanières ?

Ton vieux père briscard

J.Druesne

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«Historique du 37e régiment d’infanterie. France. 1914-1918″

Le 15, l’ordre est donné de reprendre le bois avec l’appui de deux bataillons de zouaves. Les 1er et 3e bataillons foncent. sur l’ennemi et brisent rapidement sa première résistance. Mais nous nous butons bientôt à une organisation défensive réalisée en hâte par l’ennemi au cours de la nuit. Notre attaque paraissait être vouée à un échec quand interviennent à notre gauche les bataillons de zouaves dont les progrès et le merveilleux élan entraînent toute la ligne. En fin de journée, tout le terrain perdu la veille avait été brillamment reconquis au prix de prodiges d’héroïsme, parmi lesquels le bel assaut de la 12e compagnie (capitaine DE LA ROCQUE ) sur le groupe de maisons à l’ouest du bois.

C’est à cette compagnie que revient en effet l’honneur d’avoir enlevé ce point d’appui important où l’ennemi avait réuni les plus sérieux moyens de défense.

15 novembre 1914 (JMO du 37e RI)

 À quatre heures, le régiment reçoit l’ordre de reprendre le bois triangulaire avec le concours du peloton cycliste et de deux compagnie du 26e. Deux bataillons de zouaves qui avaient été mis à la disposition de la 22e brigade devaient rester jusqu’à nouvel ordre en réserve dans les bois à l’ouest de Pilkem et dans les tranchées de la tête de pont de Boesinghe.

 La progression reprend dans le bois. Elle  est facilitée par l’entrée en ligne du troisième bataillon (commandant de Hautecloque) qui est engagé entre le deuxième et le premier bataillon, mais elle est vite arrêtée.

 Vers 16 heures, les deux bataillons de Zouaves ci-dessus (Commandant Roudier) sont mis à disposition du régiment.  Ils sont engagés à l’ouest du bois triangulaire et soutenant les unités du troisième bataillon qui s’était arrêté devant un groupe de maison, s’emparent de ces maisons et rétablissent dans son ensemble la situation de la veille.

 C’est à la deuxième compagnie (capitaine de la Roque) que revient l’honneur d’avoir enlevé le groupe de maison à l’ouest du bois, quelque fractions de Zouaves et du 26e y participèrent également.

Cartographie du 15 novembre 1914

 

 

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