Les bijoux de Marie

Mais, me direz vous nous en sommes à la lettre K! Oui, bien sûr et j’y viens… Dans mon vieux livre, trois mots seulement commencent par K: Kamtschatka, Karat, Kerguelen … Pas très inspirant! Et finalement en lisant le texte ci dessous , j’ai opté pour karat  en pensant aux bijoux de Marie.

« Les premiers diamants découverts  au Brésil, le furent en l’année 1727 par les personnes employées au lavage de l’or dans quelques ruisseaux du district de Serro do Frio. Ces pierres servirent d’abord de marque pour le Jeu; mais, l’année suivante, on en expédia quelques-unes à Lisbonne, et leur qualité ayant été promptement reconnue et constatée, le gouvernement portugais ordonna aussitôt des recherches dans le canton do Frio. Ce pays, d’une étendue de cent milles carrés de superficie, que l’on nomme district de diamant, procura bientôt de grandes richesses. Au Brésil, la plupart des diamants se rencontrent au fond des rivières dont on détourne assez souvent le cours pour les recueillir; les gros diamants sont très rares dans ce pays: à peine en rencontre-t-on deux du poids de 17 a 2o karats dans une seule année. La collection du roi de Portugal renferme cependant quelques pierres magnifiques, entre autres un diamant brut du poids de 95 karats, et même, selon quelques voyageurs, de 120. Dans les premiers temps, les diamants du Brésil n’eurent pas, dans le commerce, la valeur de ceux de Golconde et de Visapour; mais cette différence a presque cessé. En 1754, on évaluait à cinquante millions les pierres possédées par les habitants de Lisbonne, « et c’était, observe l’historien critique de Pauw, la capitale du plus pauvre royaume de l’Europe; pour juger le délabrement ou les choses y étaient , il suffit de dire que l’intérêt de l’argent était a neuf pour cent. » On évalue en général un diamant en multipliant le poids de la pierre par lui-même , et le produit par le prix d’un karat; ainsi, le prix d’un diamant de 6 karats sera d’abord de 36, a cause de sou p0ids; ce nombre multiplié par 150 fr., prix moyen d’un karat dans ces dernières années, sera 5,400 fr. Le mot karat employé pour désigner le poids des pierres fines et le titre de l’or, vient de kuara , espèce de fève en usage autrefois en Afrique pour peser la poudre d’or. »

 


Vous voyez maintenant le rapport avec les bijoux même si je ne vous parlerai pas de diamants. Si Marie en a eu , je ne les connais pas.

J’ai hérité de deux bijoux de Marie, un médaillon doré et émaillé et une broche en verroterie, ce sont des bijoux sans réelle valeur mais le fait qu’ils apparaissent sur deux photos de mon arrière grand-mère me les rendent précieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà parlé de Marie ici et de la nécessité pour elle de paraitre toujours impeccable.    Sur la première photo elle est un peu plus jeune que sur la seconde, elle est magnifique avec sa taille de guêpe et ses manches en dentelle. Elle porte un tour de cou en perles et son pendentif émaillé turquoise orné de motif art nouveau. Je la daterai de vers 1900 avant la naissance de sa fille aînée.

 

 

J’imagine la seconde prise quelques années plus tard, elle paraît plus « dame » peut-être cette fois avant la naissance de sa seconde fille vers 1905. La taille est toujours aussi fine. Très élégante avec son chapeau et cette fois une petite broche ornées de deux perles et de verroterie de plusieurs couleurs dont  turquoise, sans doute pour mettre en valeur ses yeux bleus.

Elle a semble t-il, durant sa vie, tout fait pour garder son mari qui était très sensible aux jolies femme si j’en crois les dires d’une cousine:

« Charles est architecte de la ville de Paris, il s’occupe de l’entretien des lycées et autres locaux administratifs. Étudiant aux Beaux Arts, il a pour modèle une belle jeune femme, Marie, qui devient vite sa maîtresse. Un enfant s’annonçant, un ami de Charles depuis le lycée de Vanves et devenu son cousin depuis son mariage, insiste pour qu’il l’épouse. Charles finit par se marier, mais sans abdiquer son indépendance. Il conservera toute son existence une grande liberté de vie. Marie  est de condition modeste, sa mère était femme de ménage à Ault Onival dans la Somme. Devenue femme d’architecte, elle fait un bond dans l’échelle sociale, et ne reçoit plus sa mère que… dans la cuisine. Sa domesticité a la vie dure…

Peu avant sa mort, oncle Charles était toujours aussi vert : à Noël, il arpentait les trottoirs des grands magasins guettant les jeunes femmes qui passaient sur les bouches de métro dont le souffle chaud soulevait les jupes. « 

Une vie pas toujours facile pour Marie Leclerc…

Retrouvez la généalogie de Marie Leclerc

Laisser un commentaire

%d bloggers like this: