Les épingles et aiguilles de Mélanie

« ÉPINGLES; en usage en France dans les premières années du quinzième siècle. Jean Perquin, marchand de laiton et d’épingles – Paris – poursuivi pour délit politique, fut décapité en 1416, avec un de ses complices; un frère de l’ancien évêque de Paris, doyen de l’église de Tours et chanoine de la cathédrale, impliqué dans la même affaire, assista a leur supplice, couvert d’un grand manteau violet et chaperon de même.
Catherine Howard, femme de Henri VIII, introduisit les épingles en Angleterre en 1543, les articles 34 et 35 d’un statut de ce monarque, daté de l’année 1543, défendent le débit des épingles « qui n’auraient pas une double tête, dont la tige n’aurait pas été fortement soudée, serait mal taillée, ou dont enfin la pointe n’aurait pas été bien effilée, etc.»
Du temps de Louis Guichardin, on fabriquait à Bois-le -Duc des couteaux d’excellente trempe et des épingles fines. Plus anciennement , en Flandre, en Allemagne et en Italie, les deux sexes se servaient de cordons, de lacets, d’agrafes, de boutons, et les pauvres, de brochettes de bois, pour attacher les vêtements.
Machines pour faire des épingles montées en France, à Troyes et l’Aigle, en 1818 et années suivantes; machine a fabriquer les épingles , établie en Angleterre en 18o3, par Harris, dans laquelle les meules pour aiguiser les épingles sont en acier; les tètes sont de métal fondu; quatre onces d’étain suffisaient pour étamer cent livres d’épingles.
AIGUILLES, connues de toute antiquité en Égypte , dans l’Inde et dans l’Orient. Au Japon et en Chine, la piqûre d’aiguille est une opération chirurgicale très souvent pratiquée . Aix-la-Chapelle possède une fabrique considérable d’aiguilles; la fabrication d’une seule aiguille exige quatre-vingts opérations différentes: on emploie le plus souvent des enfants pour perforer les têtes ; ils sont si exercés à ce genre de travail, qu’ils se font un jeu de percer un cheveu en deux coups de poinçon, sans atteindre un autre cheveu qu’on aurait placé en dessous et en travers. Les anciens habitants du Pérou ne connaissaient ni les épingles, ni les aiguilles ; ils employaient de longues épines pour coudre, et pour attacher leurs habits. Premières aiguilles, fabriquées en Angleterre, en 1545, par,un Indien; le procédé de ce travail, perdu après sa mort, n’y fut retrouvé qu’en 1560, par Christophe Greening. »

Si l’on parle épingles et aiguilles, on pense couture et donc couturières. Plusieurs d’entre elles figurent dans ma généalogie dont Marie Alexandrine Lolivray  et Cécile Becker dont je vous ai déjà parlé pour d’autres raisons. Aujourd’hui je vous propose de rencontrer Mélanie Pélagie Bodson.
Mélanie est née à Etroeungt dans le Nord le 12 janvier 1794, de Jean Alexandre Bodson, tailleur de Pierre et de Marie Catherine Lienard. C’est le cinquième enfant de ce couple, dont trois sont déjà décédés. Un sixième enfant naîtra  6 ans après.
Mélanie a sans doute appris à coudre avec sa mère.
Est ce ainsi qu’elle rencontre son mari? elle a 17 ans, il en a 20 et il est tisseur, originaire de Floyon la commune limitrophe.
Ils se marient  le 8 mai 1811 à Etroeungt. Je leur ai trouvé 4 enfants mais Mélanie ne survivra que d’un an au décès de son dernier enfant. Elle s’éteint le 23 octobre 1827.
Retrouvez la généalogie de Mélanie Bodson

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