25 septembre 1914

 

Pas de nouvelles de Jules… Cécile doit être vaillante comme le conseille cette chanson…

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25 septembre 1914 (JMO du 37e RI)

Conformément aux ordres reçus du Général de Brigade, le 37 e s’est porté sur le village de Bray sur Somme près de Chuignes. La marche s’est exécutée sans incident jusqu’au passage du pont de Froissy. A ce moment, l’ordre a été donné au 1er bataillon de se porter directement sur le village de Chuignes par les pentes Nord de la vallée, au 2e bataillon de prendre pied sur le plateau cote 13 et d’attaquer Chuignes par le Nord.

Le village de Chuignes était  défendu par des troupes allemandes dont la force était au dire des habitants de 2 à 3 batteries installées dans les tranchées pourvues de mitrailleuses et fortement appuyées par deux batteries, 1 de campagne et 1 de 105 placées à la sortie Est du village dans un rentrant formé par le Bois qui boisent la lisière Nord de Chuignes. Vers midi le village de Chuignes fut enlevé par le 2e bataillon, tandis que le 1er bataillon prenait pied fortement sur le plateau au nord de Chuignes où il était soumis à un violent feu d’artillerie.. Le 2eme bataillon eut à faire  à environ 2 compagnies organisées et retranchées dans le village. Aux abords se trouvaient au moins 3 sections de mitrailleuses battant parfaitement les abords. Aussi les pertes du 2e bataillons furent elles rapidement très sensibles et justifièrent un temps d’arrêt indispensable pour remettre en ordre les unités.

Vers 5h après entente avec le Lieutenant Colonel commandant le 41e colonial et le commandant du 2e bataillon de chasseurs; le colonel commandant le 41 e colonial prit la direction de l’attaque de ces trois Corps, en vue de refouler définitivement l’ennemi au delà de Chuignes. Le 2e bataillon attaquant les pentes Nord du Plateau 75, le 2e bataillon de chasseurs attaquant les pentes Nord du plateau 75. Le 37 e débouchant de Chuignes et le 41e Colonial se portant sur le Bois situé au Nord de ce village ont réussi après avoir subi de fortes pertes à se rendre maîtres des débouchés vers l’Est du village de Chuignes.

Les pertes du Régiment sont les suivantes:

2 chefs de bataillons blessés, 1 capitaine blessé, 1 lieutenant blessé grièvement, 1 sous lieutenant tué, environ 50 tués et 180 blessés.

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«Historique du 37e régiment d’infanterie. France. 1914-1918″

Le 25 septembre, le régiment recevait l’ordre de s’emparer du village de Chuignes. Après avoir franchi la Somme à Froissy et gravi les pentes abruptes qui bordent la rivière, il prend pied sur le plateau. A ce moment, ses compagnies de tête se heurtent à une avant-garde. Immédiatement attaquée avec vigueur, cette avant-garde se replie sur Chuignes, protégée par une batterie en position près du village. Cette batterie, prise aussitôt sous le feu de la section de mitrailleuses du sergent BETIS a en quelques minutes ses servants hors de combat, son soutien, attaqué par la section MARCHAND (3e compagnie), est bousculé et elle tombe entre nos mains.

Au moment où elles allaient aborder le village à la suite de l’ennemi, nos compagnies sont accueillies par un feu de mitrailleuses partant de la lisière et hésitent un instant. C’est alors que le lieutenant-colonel LACAPELLE s’élance à leur tête, les entraîne et pénètre dans le village; où il tombe glorieusement blessé. Le capitaine MELTZ, son adjoint, se porte immédiatement à son secours et avec son dévouement habituel le fait panser, puis transporter à l’abri. Le combat dure tout l’après- midi. A la nuit, l’ennemi abandonne la lutte et se retire vers Dompierre. Nous restions définitivement maîtres de Chuignes. Malgré sa blessure, le lieutenant-colonel LACAPELLE a conservé son commandement toute la journée et ne s’est laissé évacuer que dans la nuit. Il est remplacé provisoire- ment par le commandant KRAFT.

Cartographie du 25 septembre 1914

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