R comme Raconter ses souvenirs : Madeleine, souvenirs de jeunesse

MitaMa grand-Mère Madeleine que l’on appelait “Mamita” est décédée en 1999 à 5 jours de son quatre-vingt seizième anniversaire.
Il y quelques années, je lui avais demandé de raconter ses souvenirs, ce qu’elle a fait selon moi avec talent.
N’oubliez pas d’écouter vos proches, faites les parler, faites les écrire, ils ont tous leur vie à raconter…

“C’est au rez-de-chaussée du 19 de la rue Théophile Gautier que j’ai passé, jusqu’à l’âge de 21 ans, neuf mois de chaque année, d’octobre à juillet. Mais les trois mois d’été, nous les passions à Ault-Onival où mon père, à ma naissance avait fait construire une jolie villa « La Villa Madeleine » qui Read more

Q comme Quatre-vingt, Quinze et Quatre-vingt-trois

L’église Saint Martin de Féron

La lettre Q m’a mené presque naturellement vers Marie joseph Evrard. Elle est né le 10 janvier mille sept cent Quatre vingt , dans le village de Féron  contigu à Etroeungt, son père Jean Baptiste est marchand de cendres (ou cendrier  désignant celui qui vendait les cendres de charbon de bois), il se marie le 2 septembre 1779 avec Marie Thérèse Degrelle, alors qu’ils sont tous deux âgés de 35 ans et sont un peu « pressés » de régulariser leur situation, puisque leur fille nait 4 mois après leur mariage. Je ne trouve trace que d’un seul autre enfant, Jean Baptiste né en mille sept cent Quatre vint Quatre.

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P comme la Pension pour Cécile

Je vous ai raconté la vie de Cécile Druesne née Becker jusqu’au 1er aout 1914 date à laquelle Jules Druesne son mari part à la guerre, puis vous avez pu vivre sa vie au quotidien par l’intermédiaire de la correspondance de son Jules jusqu’à sa mort le 22 décembre 1914. Tout au long de ses lettres Jules se soucie de sa femme s’il lui arrivait malheur. En particulier la veille de sa mort, peut-être sentait-il que la fin était proche, il écrit à son fils aîné Robert ceci:

« … Quant à maman, elle aura, si malheur m’arrivait à manœuvrer ferme pour sa pension qui je l’espère, complétée de services civils, militaires et 

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17 juin 1846, le mariage de Jacques et Claudine

Carte de Cassini

Lors de mon challenge AZ en 2013, je racontais mes premières découvertes dans une petite salle de la mairie de Saint-Bonnet-de-Montauroux en Lozère. Mairie ouverte une demie-journée par semaine, j’y ai pu consulter toutes les archives de la commune depuis la révolution et suivre une partie de l’histoire de la famille Bonnefille.

Je consulte le registre de l’année 1846 et me retrouve devant la mairie en ce 17 juin 1846, il fait chaud, très chaud pour ce mois de juin, il fait sec (c’est  l’un des douze étés parmi les plus chauds des 500 dernières années) et cela ne promet rien de bon pour les récoltes mais Jacques Bonnefille jeune Read more

O comme opticien

Sur au moins trois générations les Gaiffe se sont spécialisés dans les objets de précisions, Claude Etienne (1761-1828) était horloger à Vic sur Seille en Moselle, son fils Georges Etienne (1801-1876) devient opticien activité reprise par ses deux fils Adolphe Ladislas (1832-1887) qui s’installa à Paris et Denis Charles (1844-1897) qui resta à Nancy. La nécrologie de ce dernier dans L’est Républicain du 19 mai 1897 raconte son parcours:

Est Républicain 1897/05/19

Mr Denis Gaiffe
Mardi, au cimetière de Préville, sur la tombe de M. Gaiffe, l’opticien si estimé de  la rue Stanislas, M. Bichat, doyen de la Faculté des sciences, a rendu un dernier hommage au citoyen aussi savant que modeste. On lira avec le plus grand intérêt la biographie de cet homme de bien :

C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que je viens dire un dernier adieu à M. Gaiffe, au nom de ses nombreux amis de l’Université de Nancy.  Read more