F comme la Famille Foucher

Certains ancêtres ont la « fâcheuse » habitude de vouloir prendre toute la place sous prétexte qu’ils sont passé à la postérité par leur notoriété parfois un peu usurpée… Je vois bien, vous vous demandez ou je veux en venir…

Gabriel Auguste Ancelet (voir et ) avait épousé  la jolie Blanche Foucher ,  fille de Paul Foucher dont la soeur Adèle avait pour mari Victor Hugo. Que du beau monde, me direz vous! Certes! D’ailleurs, Pierre Foucher le père de Paul, fier d’avoir pour gendre le grand homme en avait écrit un livre intitulé « Souvenirs de Pierre Foucher » dans la collection « la belle famille de Victor Hugo » . Les critiques à postériori ne lui faisait pas de cadeau ; dans le « Larousse mensuel illustré : revue encyclopédique universelle » de janvier 1929 il est écrit à propos de ce livre « Pierre Foucher serait sans doute ignoré aujourd’hui s’il n’avait eu une fille, et si cette fille n’avait pas épousé un des plus grands  poètes de France..  »

Pourtant, même s’il était d’origine modeste, il n’avait pas à rougir de ses ancêtres…

Je sais peu de choses sur son arrière grand père prénommé également Pierre qui a fini sa vie à La Selle Guerchaise en Ile et Vilaine au temps de Louis XIV, mais plus sur Michel né vers 1695 dans la même commune. Ce dernier s’est installé à Gastines en Mayenne après son mariage avec la jeune Marie Jamme (seule survivante d’une fratrie de 13 enfants), Michel est marchand mercier, non pas un marchand de mercerie tel que nous le connaissons maintenant « . Le terme de « marchand mercier » est un doublon signifiant littéralement « marchand de marchandises », qui a pris la connotation de marchand d’objets d’art au XVIIIe siècle. Les références les plus anciennes à ce « Corps de la Ville de Paris » se trouvent à la fin du XVIe siècle, mais au XVIIIe siècle, les marchands merciers étaient commerçants. Troisième des six corps de métiers de Paris, les marchands merciers importaient des porcelaines fines de Chine et du Japon ainsi que des panneaux de laque ou de pierre dure pour les faire monter en orfèvrerie par des ouvriers travaillant sur commande pour eux : soigneusement limités par les règlements de la société en vertu des règles codifiées en 1613, les statuts de leur corporation, hors de la guilde des artisans, ne les autorisaient qu’à assembler ou transformer des objets, et non à les créer de toutes pièces. Ainsi, Denis Diderot traite, dans l’Encyclopédie, les marchands merciers de « marchands de tout et faiseurs de rien». » ( lu sur Wikipédia)

Michel et Marie auront en 20 ans, 15 enfants dont 8 mourront en bas age et en auraient eu peut-être d’autres si Michel ne s’était éteint en 1745 suivi 2 ans après par son épouse. Celui grâce à qui je peux écrire ces mots s’appelle René, il a 18 ans à la mort de sa mère et son plus jeune frère Laurent n’en a  que 11. Je ne sais pas encore ce qu’est devenu le reste de la fratrie mais René a un parcours peu commun. Il est marinier sur la Loire puis devient maître cordonnier après un voyage aux Antilles. Installé à Nantes près de la paroisse Saint Nicolas, il aura 9 enfants entre 1766 et 1776 avec sa tendre nantaise prénommé  Syette qui ne survivra que 3 ans après la naissance de sa dernière fille. Dans ses souvenirs Pierre (fils donc de René) semble dire que son père a suivi de peu sa femme dans la tombe. L’ainé des enfants n’a que 13 ans, et les tuteurs décident de répartir la fratrie  dans la famille et c’est ainsi que Pierre sera élevé par un oncle religieux qui lui permettra de faire des études et de monter à la Capitale.

Tous ces ancêtres de Pierre méritaient bien un article sur ce blog! Non?

 

 

 

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