G comme Gastines

Je traverse la France jusqu’aux portes de la Bretagne et m’arrête en Mayenne à Gastines.

J’avais déjà parlé de Gastines lors du ChallengeAZ 2017 en vous présentant Marie Helbert qui avait perdu en bas-âge 12 de ses 13 enfants. Je vais donc vous présenter la survivante de cette famille. Marie Jamme est la seconde de cette fratrie décimée, elle est née vers 1700 à Gastines dans la commune ou ses parents s’étaient mariés en janvier 1697. Son père Pierre Jamme, le père des 6 premiers enfants de Marie Helbert, meurt  en février 1707 peut-être de l’épidémie de dysenterie qui sévit dans la région. La petite Marie Jamme survivra aux terribles hivers, à la famine et aux épidémies des années 1709 et 1710. Sa mère s’est remariée en 1709 avec Pierre Plancheneau et aucun de leurs 7 enfants  ne dépassera l’age de 2 ans.

Marie a 19 ans lorsqu’elle se marie avec Michel Foucher originaire de La Selle Guerchaise d’Ille et Vilaine, la commune voisine ou il est marchand mercier. Leurs 3 premiers enfants naîtront à Gastines  et en 1725 ils déménagent à 20 km de là, à Congrier, c’est là que naîtront 12 autres enfants. De ces 15 enfants seuls 7 dépasseront les 5 ans. Ce qui avait fait dire à un ami  médecin que tous ces enfants étaient peut-être victimes d’une maladie congénitale. Michel Foucher décède en septembre 1745, Marie Jamme ne lui survit qu’un peu plus de deux ans, elle meurt en janvier 1748 .

Marie JAMME
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F comme Fontenu

Reprenons notre voyage jusque Fontenu dans le Jura .

Ce petit village sur un plateau du Jura à 15 km de Champagnole surplombe le lac de Chalain, une vue magnifique!

C’est, au point où en sont mes recherches, le lieu d’origine de ma famille Billet. Je vous ai déjà parlé de Maurice Billet mon grand père et de son père Louis Jean Baptiste mais également de François et de Jean Claude . C’est du père de ce dernier dont je vais vous parler aujourd’hui, Charles Timothée est né le 1er février 1758 à Fontenu mais déclaré dans la paroisse de Marigny. Ses parrain et marraine sont Charles Étienne de Chalin et Mademoiselle de Chalin.

Les parents de Charles Timothée de sont mariés également dans l’église de Marigny deux ans avant le 23 février 1756, Antoine et Jeanne Claudine Malfroy la jeune épouse sont laboureurs. Je ne leur ai trouvé que 3 fils pour l’instant et je n’ai pas encore trouvé leurs dates de décès, de quoi s’occuper encore sur cette branche franc-comtoise. Charles Timothée se mariera le 15 juin 1784 à Montigny-sur-l’Ain avec Jeanne Claudine Baud.

Charles Louis Paul Thimothée BILLET
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D comme Dalhain

Je vous emmène cette fois vers la Moselle dans la commune de Dalhain à mi-chemin entre Château-Salins et Mohrange. Nous sommes peu de temps après l’arrivée de Stanislas Leszczyński en tant que Duc de Lorraine, c’est l’ex roi de Pologne et le beau-père de Louis XV.

Mais mes ancêtres ne côtoient pas les têtes couronnées.

Jean Christophe Bize est né à moins de 6 km de là, à Puttigny, le 16 octobre 1726 de André Bize et de Marguerite Lechaîne. Agathe Vitoux qui elle aussi est née à Puttigny, a 17 ans comme lui quand ils convolent en justes noces le 26 novembre 1743 à Dalhain sans doute parce que le père du jeune marié André est devenu vigneron dans cette commune. Au moment du mariage la mère de Jean Christophe et le père d’Agathe sont déjà décédés.

Jean Christophe sait lire et écrire, sa signature sur l’acte de mariage est d’une écriture assurée. J’ai trouvé 11 enfants au couple dont mon ancêtre Nicolas né vers 1760, tous nés à Dalhain semble-il mais il y a des lacunes dans les registres paroissiaux.

Mais c’est surtout le parcours de Jean Christophe qui est étonnant, installé définitivement à Dalhain il est vigneron en 1748, tisserand en 1751, vigneron à nouveau et tissier entre 1753 et 1765 mais également tonnelier en 1761. De 1770 à 1773 il est échevin et enfin qualifié de vigneron encore en 1785.
Il décède après 1791.

D’autres de mes ancêtres sont originaires de Dalhain, d’une toute autre branche de ma généalogie, peut-etre un jour un implexe…

 

Jean Christophe BIZE
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C comme Cléry

Cléry est une commune que j’ai découverte tardivement puisqu’elle est liée à l’ascendance de Marie Alexandrine Lolivray que j’ai tant cherchée.

Les parents de Marie Alexandrine se sont rencontrés à Paris mais lui était normand et elle savoyarde, et c’est d’un petit village savoyard qui représentera aujourd’hui la lettre C.

Celui qui m’a mené dans ce village s’appelle Charles Chenalley ou Chevallet suivant les actes. Il est né le 1er novembre 1797 à Clery alors que la Savoie est depuis peu rattachée à la France. Toute la famille de sa mère Claudia Donzel est originaire de Clery depuis au moins 1700 et les collatéraux sont souvent originaires des villages avoisinants : Verrens-Arvey, Frontenex ou Tournon. Charles est laboureur et il se marie vers 1822 avec Gasparde Marchand avec qui il aura 8 enfants dont Alexandrine , la mère de Marie Alexandrine.

J’ai encore beaucoup de recherches à faire en Savoie et également à mettre en parallèle l’histoire mouvementée de cette région.

 

 

Charles CHENALLEY
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21 avril 1830 à Villotran, visite à Pierre Champagne

C’est devant le château de Villotran, que je l’ai croisé. C’est un très vieux monsieur fatigué. Il est assis sur l’un des deux plots encadrant la grille d’entrée et tente de se réchauffer face aux quelques rayons de soleil timides. L’hiver a été l’un des plus rigoureux du XIXe siècle. L’hiver a commencé dès la mi-novembre 1829 dans toute l’Europe et s’est prolongé jusqu’à la fin de février, il y a eu plus de 2 mètres de neige en Normandie. Il a fait jusqu’à -17° à Paris en janvier. Pierre Champagne semble surveiller les bourgeons qui ont survécu au froid. Je m’approche pour l’aborder en me présentant comme une voyageuse, il est bien sûr étonné de croiser une femme qui se promène seule mais a envie de parler, sans doute pour sortir de sa solitude.

« J’ai longtemps été jardinier au château du temps de Messire Titon, comme mon père », une ombre passe dans son regard, sans doute à cause  de la mort du dit Titon sous la guillotine en l’an deux de la république. Je ne le questionne pas sur ce sujet, puisque j’ai découvert les faits lors d’un précédent article.

« Je suis bien seul maintenant, mais j’ai eu 7 enfants. Mon ainé Pierre Louis né en 1781 est parti à Paris ou il est devenu épicier, mais il est mort à 36 ans. Geneviève née en 1783 s’est mariée avec Guillaume Guignet qui travaille à la manufacture de Sèvres, je ne les vois guère » Je les « connais » bien Geneviève est mon ancêtre.  « Mon deuxième fils né en  1785 mais il est mort petiot à sept ans, après en 1787  C’est la naissance de Marie Rosalie, elle est la seule à être restée à Villotran, c’est d’ailleurs chez elle que je vis. » il fait une pause puis continue.

 » Marie Louise est née en 1790 et maintenant qu’elle a épousé un Monsieur, elle est rentière à Paris. Et il y a eut les jumeaux Félicité et Jacques mais ils n’ont vécu que quelques jours. Marie Anne, ma femme en a été très éprouvée. Cela fait maintenant 24 ans qu’elle s’est éteinte »

Je vois bien que les souvenirs font remonter des émotions, mais je ne le presse pas… Et avant même que je lui pose une question, il reprend:

« Vous savez, j’en ai vu passer des événements!  J’ai été baptisé le 21 avril 1759 sous Louis XV, j’ai vu passer 4 rois et un empereur, j’ai vécu de près la révolution…  » Se sent -il coupable de la décapitation de Messire Titon? je n’ose pas lui poser la question et le laisse avec ses fantômes…

Il ne me voit plus, il est reparti dans ses souvenirs.

Je m’éloigne doucement…

Pierre Champagne est décédé 5 ans plus tard à Villotran.

Cet article a été rédigé dans le cadre du #RDVAncestral, un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature et généalogie. En savoir plus.

Pierre CHAMPAGNE
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