V comme Victoire Brehamet(1838-1914)

Victoire2             Mamita m’a montré un jour une photo et m’a demandé de me dire ce que j’y voyais.
« Deux jeunes femmes bourgeoises accompagnées de deux petits enfants, une fille que je reconnaissais comme étant Madeleine et un petit garçon, et à l’arrière plan une femme plus âgée qui semblait être une domestique au vu de son tablier »
Mamita était bouleversée par cette photo, car la vieille femme était sa grand-mère Victoire. Ce jour là, sa mère Marie recevait une amie et son fils, et pour ne pas présenter cette vieille femme comme sa mère, Marie lui a Read more

Vous aimez? Partagez!Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on Pinterest

Madeleine (1939-1940)

Suite des souvenirs de Madeleine

Mita_1940

Nous y voici à cette année qui vit le début d’une terrible guerre qui devait durer presque 5 ans et faire tant de morts. Un souvenir qui reste gravé dans ma mémoire : celui du jour où, de Compiègne où était sa garnison, Maurice vint nous dire au revoir, car il partait « sur le front » près de la frontière de Belgique que les Allemands avaient traversée. Après nous avoir embrassés avec toute l’émotion qui serrait tous nos cœurs, et caressé notre petit chien « Samba », un bouledogue nain auquel nous étions très attachés, il se rendit compte qu’il n’avait plus assez d’essence et alla en chercher au village. Il était obligé de repasser devant la maison et nous l’attendions tous. Sans doute pour ne pas recommencer de nouvelles effusions, il passa en Read more

Vous aimez? Partagez!Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on Pinterest

Madeleine: 1936-1939

Suite des souvenirs de Madeleine

Sans_titre_0_1J’en suis à l’année 1935 et jusqu’à l’année 1988 où j’écris ce livre, il s’est passé mille choses que, emportée par mon récit, j’ai hâte de vous conter.
Je vais commencer par un souvenir très bouleversant que je garde gravé en ma mémoire.
Mon cher mari, s’était inscrit aussitôt arrivé à Thourotte, aux « Officiers de Réserve » de Compiègne. Ce soir-là, après la réunion, il devait y avoir un dîner et il m’avait dit de me coucher sans l’attendre. Or, il y avait un brouillard épais, comme nous en avions souvent, ce qui rendait le retour de nuit encore plus difficile : dix heures et demi, onze heures, onze heures et demi, toujours pas de bruit d’auto et angoissée, je n’arrivais pas à dormir. Minuit, enfin mon mari arrive mais, sort de l’auto, un homme hagard, Read more

Vous aimez? Partagez!Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on Pinterest

Madeleine, 1936: la maladie de Maurice

Mita_2Suite des souvenirs de Madeleine…
Je viens de m’étendre longuement sur ces dix années où sont nés nos quatre enfants. Notre vie à Thourotte était sans histoire ; des petites bonnes successives m’aidaient à m’occuper des enfants, du ménage et me permettaient d’aller souvent à Compiègne où nous avions de plus en plus d’amis. A la sortie du bureau à 6h, nous allions souvent dîner chez les uns ou les autres et bridger. Nous allions au théâtre chaque fois que passaient des Opérettes, genre qui nous plaisait beaucoup ! « Le pays du sourire », qui d’ailleurs a été repris il n’y a pas si longtemps, est une de celles qui nous a le plus marqués. C’est d’ailleurs peut être à la sortie de cette opérette que mon mari prit un coup de froid qui tourna très mal. Compiègne avait un climat humide et c’était l’hiver. Read more

Vous aimez? Partagez!Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on Pinterest

Madeleine: la famille s’agrandit (1931-1936)

4enfantsLa vie coulait facile à Thourotte. Maurice allait au bureau ; j’étais bien servie par une petite bonne qui n’avait, – dans ce temps-là, – de sortie que le dimanche après-midi ! Le jardinier prenait grand soin du jardin. Nous avions des arbres fruitiers : pruniers, cerisiers et j’appris avec beaucoup d’intérêt à faire des confitures. Maurice cueillait les fruits avec les enfants au pied de l’arbre pour l’aider, ce qu’il faisait avec joie, et on venait m’apporter en procession le panier plein de fruits : « A toi de travailler maintenant ! » Dans ma grande bassine en cuivre, j’ai fait des centaines de kilos de confiture. Puis il y avait les conserves de haricots, les bocaux stérilisés de petits pois, les oeufs mis en conserve, eux aussi, dans du papier journal ! Car j’avais des Read more

Vous aimez? Partagez!Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on Pinterest