Q comme Quatre-vingt, Quinze et Quatre-vingt-trois

L’église Saint Martin de Féron

La lettre Q m’a mené presque naturellement vers Marie joseph Evrard. Elle est né le 10 janvier mille sept cent Quatre vingt , dans le village de Féron  contigu à Etroeungt, son père Jean Baptiste est marchand de cendres (ou cendrier  désignant celui qui vendait les cendres de charbon de bois), il se marie le 2 septembre 1779 avec Marie Thérèse Degrelle, alors qu’ils sont tous deux âgés de 35 ans et sont un peu « pressés » de régulariser leur situation, puisque leur fille nait 4 mois après leur mariage. Je ne trouve trace que d’un seul autre enfant, Jean Baptiste né en mille sept cent Quatre vint Quatre.

Mais revenons à Marie Joseph, elle rencontre alors qu’elle n’a que Quinze ans lorsque qu’elle fait la connaissance de Pierre Grégoire Joseph Jourdain qui lui a 18 ans. Ils se plaisent sans aucun doute… et se voient très vite obligés de convoler en juste noces…  Ils se marient donc le 18 aout mille sept cent Quatre vingt Quinze à Féron. Leur fille Catherine naît moins de 6 mois plus tard le 10 février 1796. Puis  naîtront 5 autres enfants Marie Agathe Joseph née en mille sept cent Quatre vingt dix neuf mon acêtre qui épousera Prosper Druesne,  Usmarine Joseph Archange née en 1801, Marie Joséphine née en 1805, Pierre en 1808 et Aubeline Joseph en 1810. Ils vivent assez bien, Pierre est rentier. La vie s’écoule, les enfants se marient, les petits enfants naissent, meurent aussi parfois trop jeunes. En 1856 Pierre décède à Quatre vingt ans, Marie Joseph lui survivra 7 ans est s’éteindra à Quatre vingt trois ans. Un âge avancé, les femmes vivent longtemps dans cette famille, sa mère est décédée à Quatre vingt seize ans et sa grand-mère à 79 ans.

C’était donc mon article plein de Q

L’image est tirée su site http://villesetvillagesdelavesnois.org/feron/feron.html   

Généalogie de Marie Joseph Evrard

E comme Etroeungt

Carte de Cassini

Etroeungt, un nom étrange que je ne sais pas trop prononcer… Village que je n’ai pas encore visité mais dont l’orthographe m’est familière car je l’ai souvent croisé dans ma généalogie. 123 actes dont 55 naissances 22 mariages et 46 décès de 1736 à 1896. La première fois que je l’ai croisé c’est sur l’acte de naissance de Jules Druesne en 1866.

Il s’agit d’un village qui se situe dans le département du Nord, dans ce qui est maintenant le Parc Naturel régional de l’Avesnois.  Une région assez plate, non loin des Ardennes et de la Belgique

Étrœungt fait partie administrativement de l’Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et son paysage ressemblerait à la Thiérache selon Wikipédia

Le village est traversé par l’Helpe Mineure, affluent de la Sambre.

Mes ancêtres se répartissent également sur 4 communes (Avesnelles, Féron, Floyon,  Sémeries ) sur les dix qui bordent Étrœungt .

J’ai découvert sur Gallica un ouvrage sur l’histoire d’Etroeungt  de la conquête du pays par Jules César à L’après guerre de 1870. C’est une région qui est passée de la domination Romaine à celle des Francs puis de l’empire germanique à la domination des ducs de Bourgogne, puis de la domination Autrichienne à la domination Espagnole puis Française sous Louis XIV.

Lors de la révolution les saints et le christ de l’église sur brulés sur la place du village.

En 1814, les troupes russes et prussiennes passent dans le village et ces derniers menacent de brûler le village en 1815 et les russes l’occupent jusqu’en 1818. Les russes sont placés chez les habitants. L’effectif des troupe russes qui occupèrent Etroeungt varia de 130 à 250 hommes alors que le village compte environ 2000 habitants.

Dans cette ouvrage je découvre  des traditions du lieu mais également des superstitions comme par exemple: « lorsqu’il nait un poulain dans une ferme, le premier vendredi qui suit cette naissance, le fermier prend soin de couper le poil de manière à dessiner une croix qui a les proportions assez grandes sur la croupe du poulain. Cette croix ainsi faite, préserve la bête de tous les malheurs. »

Autres événements à Etroeungt un très grands incendie le 21 aout 1822 qui ravagea 12 maisons. Les dommages causés par cet incendie furent évalués à 56050 francs et une femme mourut asphyxiée sans doute Ambroisine SORTONT  âgée de 25 ans seule personne décédée ce jour là (vue 757).

Carte d’état-major 1820-1866

En 1831 l’armée du Nord est envoyée par la France pour soutenir la Belgique  dans sa volonté de se rendre indépendante de la Hollande. Environ 1000 soldats furent cantonnés chez les habitants d’Etroeungt jusqu’à l’indépendance de la Belgiqueen 1832.

En 1849, l’épidémie de choléra fit une cinquantaine de décès.

Le village subit plusieurs très grosses inondations en 1816, 1850, 1859 et 1877 et le 3 décembre 1863, c’est un ouragan qui arracha de très nombreuses toitures et déracina plus de 200 arbres.

En 1870 et 1871 la guerre avec la Prusse amène à nouveau les troupes à Etroeungt.

Le 12 mars 1876 un nouvel ouragan toucha cette fois tout le nord, le Pas de Calais et l’Aisne. Avec cette fois plus de 200 arbres fruitiers arrachés.

Pendant ce 19e siècle si chargé à Etroeungt, c’est toute la famille Buguin,  que je peux suivre depuis Hyppolite Buguin qui se marie en 1811 avec Mélanie Bodson dans ce village à sa petite fille  Céline Buguin, née en 1843 et qui 23 ans plus tard donnera naissance à Jules Druesne.

Retrouvez la généalogie de la famille Buguin sur Geneanet

D comme Deux enfants

Au fil de recherches, lors de la consultation d’un registre paroissial, il arrive souvent que l’on croise un acte qui nous étonne ou nous touche. C’est ce qui m’est arrivé en cherchant des ancêtres à Bermerain (Nord)

« Le vingt huit novembre 1730 une étrangère accoucha avant son terme dans cette paroisse, de deux enfants qui  furent baptisés par la sage-femme Marie Walran et enterrés le même jour. »

L’étrangère était donc seule? Personne pour donner un prénom à ces enfants pourtant baptisés ou plutôt ondoyés par la sage-femme. Personne ne pourra les inscrire dans un arbre généalogique. Cet  acte est le seul témoin de leur passage si bref sur terre, et maintenant cet article, mais qui n’aura sans doute pas la même longévité qu’un registre!

Bermerain BMS 1716-1790 vue 30/461

Y comme Yves

papa-mamieC’est un bébé joufflu, premier-né de Germaine Silice et Gustave Druesne, il a été prénommé Yves, Denis comme son arrière grand-père Denis Gaiffe, Léopold comme son grand-père maternel Léopold Silice et Jules comme son grand père paternel Jules Druesne, il était né le 17 juillet 1928 à Labourse  dans le Pas-de-Calais et c’était mon père. Il a été baptisé à Nancy sa Read more

N comme Naissance

Mita1932
La naissance de François

Je ne peux resister en ayant choisi ce mot de vous faire lire les souvenirs de Madeleine lors de la naissance de ses enfants…

Madeleine vient de se marier… « Enfant gâtée que j’étais, j’avais demandé à mon cher mari qui désirait tant des enfants car il était le dernier de sa famille et il fallait continuer « la lignée », d’attendre un an avant de donner naissance… à un fils ! Il accepta et ce n’est donc que un an et neuf mois après notre mariage, Read more