Le petit carnet de Léopold

Je tourne et retourne ce carnet pour tenter de comprendre. A quoi riment ces chiffres et ces petits carrés dessinés? Des codes? un langage? Il s’agit d’un carnet rempli par Léopold Silice dont j’ai déjà présenté les talents d’aquarelliste, de photographe, de marionnettiste.

Que j’aurais aimé lui poser des questions pour qu’il m’explique ses techniques de travail!

En weekend en dans ma Lorraine natale, je décide d’aller me promener à Malzéville près de la maison de Léopold au 55 rue de la République, peut-être serai-je inspirée. La maison a changé, une extension, un garage empiétant sur ce qui fut une terrasse cachée de la rue par un mur.

Je ferme les yeux en imaginant Léopold et sa famille. Lorsque je les rouvre la maison est telle qu’elle fut au début du XXe siècle, un couple passe dans la rue, elle porte une robe longue visiblement des années 1910!

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Y comme Youpala

C’est en me replongeant dans les albums de l’enfance de ma fratrie que j’ai trouvé l’idée de mon Y.

Sur la photo de gauche mes deux frères ainés (Bernard câline son petit frère Denis), sur celle de droite mon plus jeune frère Laurent. Nous avons tous les quatre appris à marcher dans ce youpala qui a du également servir à plusieurs de nos cousins ou cousines.

Evidement, je me suis posé la question de l’histoire du youpala appelé aussi trotteur que je pensais inventé au début du XXe siècle. Mon premier réflexe chercher sur Gallica.

Je trouve d’abord trace de l’engin dans une petite annonce de 1935 dans « Le Journal » Read more

U comme U…..

J’ai bien cherché dans ma généalogie un patronyme commençant par U, rien. J’ai appelé Ursule, Ulysse, Ugolin ou Ulrich, mais aucune réponse. J’ai visité Uselle, Uzès, Urbise et tous les autres U… mais aucun lien avec mes ancêtres. J’aurais pu pousser plus loin mais mes aïeux n’ont à ce jour pas de sang ni Ukrainien ni Uruguayen. J’ai bien pensé aux métiers, pas d’urgentiste mais un Urbaniste, mon fils ainé, qui préférera peut être un jour parler lui-même de son métier. Tout cela ne me fait guère progresser dans l’écriture de cet article du U.

Il fait chaud, pour réfléchir à ce U qui m’obsède je vais arroser mon jardin, je prend à peines mains cet arrosoir usé, si utile. Usé par la force des choses, il est passé de mains en mains.

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P comme la Pension pour Cécile

Je vous ai raconté la vie de Cécile Druesne née Becker jusqu’au 1er aout 1914 date à laquelle Jules Druesne son mari part à la guerre, puis vous avez pu vivre sa vie au quotidien par l’intermédiaire de la correspondance de son Jules jusqu’à sa mort le 22 décembre 1914. Tout au long de ses lettres Jules se soucie de sa femme s’il lui arrivait malheur. En particulier la veille de sa mort, peut-être sentait-il que la fin était proche, il écrit à son fils aîné Robert ceci:

« … Quant à maman, elle aura, si malheur m’arrivait à manœuvrer ferme pour sa pension qui je l’espère, complétée de services civils, militaires et 

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O comme opticien

Sur au moins trois générations les Gaiffe se sont spécialisés dans les objets de précisions, Claude Etienne (1761-1828) était horloger à Vic sur Seille en Moselle, son fils Georges Etienne (1801-1876) devient opticien activité reprise par ses deux fils Adolphe Ladislas (1832-1887) qui s’installa à Paris et Denis Charles (1844-1897) qui resta à Nancy. La nécrologie de ce dernier dans L’est Républicain du 19 mai 1897 raconte son parcours:

Est Républicain 1897/05/19

Mr Denis Gaiffe
Mardi, au cimetière de Préville, sur la tombe de M. Gaiffe, l’opticien si estimé de  la rue Stanislas, M. Bichat, doyen de la Faculté des sciences, a rendu un dernier hommage au citoyen aussi savant que modeste. On lira avec le plus grand intérêt la biographie de cet homme de bien :

C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que je viens dire un dernier adieu à M. Gaiffe, au nom de ses nombreux amis de l’Université de Nancy.  Read more