X comme un mariage à l’aube du XXe siècle

Vous avez déjà fait la connaissance de Léopold Silice, mon arrière grand père, un artiste amateur mais plein de talents, photographe, marionnettiste, aquarelliste  , vous avez pu découvrir sa mère Zéphirine mais également  son beau-père Denis .

Je vais aujourd’hui vous parler de son mariage car je possède un fascicule étonnant…

Léopold a fait semble t’il connaissance de Marthe Sophie Catherine Gaiffe peu de temps après le décès de sa mère fin 1899, peut etre alors que Léopold allait acheter des plaques photographiques chez le père de Marthe. Ils sont tous deux artistes, ils aiment peindre et dessiner.

Elle a 26 ans et lui 43 ans, ils se plaisent et se marient la première année du XXe siècle, le 24 avril 1900 à Nancy. Je n’ai malheureusement pas de photo de ce mariage mais ils partent en voyage de noces dans les Alpes près du lac de Genève. Ils profiteront du voyage pour visiter la jeune soeur de Léopold tuberculeuse qui est à ce moment en sanatorium.

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O comme opticien

Sur au moins trois générations les Gaiffe se sont spécialisés dans les objets de précisions, Claude Etienne (1761-1828) était horloger à Vic sur Seille en Moselle, son fils Georges Etienne (1801-1876) devient opticien activité reprise par ses deux fils Adolphe Ladislas (1832-1887) qui s’installa à Paris et Denis Charles (1844-1897) qui resta à Nancy. La nécrologie de ce dernier dans L’est Républicain du 19 mai 1897 raconte son parcours:

Est Républicain 1897/05/19

Mr Denis Gaiffe
Mardi, au cimetière de Préville, sur la tombe de M. Gaiffe, l’opticien si estimé de  la rue Stanislas, M. Bichat, doyen de la Faculté des sciences, a rendu un dernier hommage au citoyen aussi savant que modeste. On lira avec le plus grand intérêt la biographie de cet homme de bien :

C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que je viens dire un dernier adieu à M. Gaiffe, au nom de ses nombreux amis de l’Université de Nancy.  Read more

L comme Léopold Silice: le marionnettiste

Si vous vous êtes déjà promené(e) sur ce blog, vous y avez croisé plusieurs fois Léopold, un artiste amateur et touche à tout. Cette fois, ce sont ses talents de marionnettiste que j’aimerai vous présenter.

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Avant son mariage Léopold organisait dans sa commune des spectacles de marionnettes, sans doute après son travail ou le dimanche. Pour ces spectacles, il a tout réalisé lui même, le castelet, les décors, les marionnettes Read more

A comme Auguste Silice: une vie cambodgienne

Il me fallait profiter de ce nouveau challengeAZ 2017 pour remettre en avant un article publié en septembre 2006. Je re-publie depuis quelques temps ses lettres que vous pouvez retrouver au fil de ce blog, elles sont passionnantes, mais je vous laisse juge! (Catégorie « les lettres d’Auguste Silice »)

A par l’oncle Léopold Silice

Auguste dit André a eu une vie étonnante.

Auguste Léopold Silice naît à Nancy le 11 février 1880 de Hubert et de Suzanne Bernard. Dès son enfance son oncle Léopold l’initie à l’art et Auguste sera très proche de son oncle qui a « le goût des belles choses » et qui révèle à son neveu « l’art en lui fourrant le nez dans des bouquins japonais»

Les études

Installé au début du siècle à Paris, Auguste étudie à l’Ecole Guérin dans les cours de composition décorative d’Eugène GRASSET et en 1900, il participe à l’Exposition universelle pour laquelle il fournit un travail important de décoration. Il rencontre à cette occasion le chef d’usine d’Émile GALLÉ et Read more

Auguste Silice – Mai 1919

Voici le suite de la correspondance entre Auguste et Léopold

Lettre à en-tête du Royaume du Cambodge

Ministère des Beaux-Arts – Le Directeur de l’école des Arts Cambodgiens à M…

Ylang-YlangPhnom-Penh le 26 mai 1919
Mon cher oncle,

Je reçois ce matin ta lettre du 7 avril et suis enchanté de te savoir rentré en possession de ta maison et pas abîmée, tu as dû avoir un petit frisson en y arrivant, mais je sais que je l’avais vue toute entière en 1916 quand nous sommes passés pour aller en Alsace et je t’assure que cela m’a fait quelque chose quand j’ai vu qu’elle était toujours là. Je suis content que les belles choses de Nancy soient toujours debout, cela m’est égal pour le reste mais je ne me serais pas consolé si les fontaines de plomb et les grilles de la place Stanislas avaient été démolies, pour les magasins réunis et la baraque de Majorelle, ils les rebâtiront et tout sera dit. Ce que tu me dis de Daum m’ennuie un peu car car j’ai besoin d’un service de verrerie mais je pense attendre encore que le fret soit baissé car le port me coûterai plus cher que le service.

Ce que tu me dis de la vie chère ne m’étonne pas car ici elle a augmenté aussi, et vous pouvez faire fusiller les accapareurs gouvernementaux car il a été interdit d’envoyer quoique ce soit d’Indochine en France en tant que riz, sucre, café, pâtes alimentaires. Je voulais t’en faire un colis et cela m’a été impossible, mais maintenant que c’est fini, je pense que les mesures ont étés

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