Le petit carnet de Léopold

Je tourne et retourne ce carnet pour tenter de comprendre. A quoi rime ces chiffres et ces petits carrés dessinés? Des codes? un langage? Il s’agit d’un carnet rempli par Léopold Silice dont j’ai déjà présenté les talents d’aquarelliste, de photographe, de marionnettiste.

Que j’aurais aimé lui poser des questions pour qu’il m’explique ses techniques de travail!

En weekend en dans ma Lorraine natale, je décide d’aller me promener à Malzéville près de la maison de Léopold au 55 rue de la République, peut-être serai-je inspirée. La maison a changé, une extension, un garage empiétant sur ce qui fut une terrasse cachée de la rue par un mur.

Je ferme les yeux en imaginant Léopold et sa famille. Lorsque je les rouvre la maison est telle qu’elle fut au début du XXe siècle, un couple passe dans la rue, elle robe longue visiblement années 1910!

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X comme un mariage à l’aube du XXe siècle

Vous avez déjà fait la connaissance de Léopold Silice, mon arrière grand père, un artiste amateur mais plein de talents, photographe, marionnettiste, aquarelliste  , vous avez pu découvrir sa mère Zéphirine mais également  son beau-père Denis .

Je vais aujourd’hui vous parler de son mariage car je possède un fascicule étonnant…

Léopold a fait semble t’il connaissance de Marthe Sophie Catherine Gaiffe peu de temps après le décès de sa mère fin 1899, peut etre alors que Léopold allait acheter des plaques photographiques chez le père de Marthe. Ils sont tous deux artistes, ils aiment peindre et dessiner.

Elle a 26 ans et lui 43 ans, ils se plaisent et se marient la première année du XXe siècle, le 24 avril 1900 à Nancy. Je n’ai malheureusement pas de photo de ce mariage mais ils partent en voyage de noces dans les Alpes près du lac de Genève. Ils profiteront du voyage pour visiter la jeune soeur de Léopold tuberculeuse qui est à ce moment en sanatorium.

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O comme opticien

Sur au moins trois générations les Gaiffe se sont spécialisés dans les objets de précisions, Claude Etienne (1761-1828) était horloger à Vic sur Seille en Moselle, son fils Georges Etienne (1801-1876) devient opticien activité reprise par ses deux fils Adolphe Ladislas (1832-1887) qui s’installa à Paris et Denis Charles (1844-1897) qui resta à Nancy. La nécrologie de ce dernier dans L’est Républicain du 19 mai 1897 raconte son parcours:

Est Républicain 1897/05/19

Mr Denis Gaiffe
Mardi, au cimetière de Préville, sur la tombe de M. Gaiffe, l’opticien si estimé de  la rue Stanislas, M. Bichat, doyen de la Faculté des sciences, a rendu un dernier hommage au citoyen aussi savant que modeste. On lira avec le plus grand intérêt la biographie de cet homme de bien :

C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que je viens dire un dernier adieu à M. Gaiffe, au nom de ses nombreux amis de l’Université de Nancy.  Read more

L comme Léopold Silice: le marionnettiste

Si vous vous êtes déjà promené(e) sur ce blog, vous y avez croisé plusieurs fois Léopold, un artiste amateur et touche à tout. Cette fois, ce sont ses talents de marionnettiste que j’aimerai vous présenter.

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Avant son mariage Léopold organisait dans sa commune des spectacles de marionnettes, sans doute après son travail ou le dimanche. Pour ces spectacles, il a tout réalisé lui même, le castelet, les décors, les marionnettes Read more

A comme Auguste Silice: une vie cambodgienne

Il me fallait profiter de ce nouveau challengeAZ 2017 pour remettre en avant un article publié en septembre 2006. Je re-publie depuis quelques temps ses lettres que vous pouvez retrouver au fil de ce blog, elles sont passionnantes, mais je vous laisse juge! (Catégorie « les lettres d’Auguste Silice »)

A par l’oncle Léopold Silice

Auguste dit André a eu une vie étonnante.

Auguste Léopold Silice naît à Nancy le 11 février 1880 de Hubert et de Suzanne Bernard. Dès son enfance son oncle Léopold l’initie à l’art et Auguste sera très proche de son oncle qui a « le goût des belles choses » et qui révèle à son neveu « l’art en lui fourrant le nez dans des bouquins japonais»

Les études

Installé au début du siècle à Paris, Auguste étudie à l’Ecole Guérin dans les cours de composition décorative d’Eugène GRASSET et en 1900, il participe à l’Exposition universelle pour laquelle il fournit un travail important de décoration. Il rencontre à cette occasion le chef d’usine d’Émile GALLÉ et Read more