U comme U…..

J’ai bien cherché dans ma généalogie un patronyme commençant par U, rien. J’ai appelé Ursule, Ulysse, Ugolin ou Ulrich, mais aucune réponse. J’ai visité Uselle, Uzès, Urbise et tous les autres U… mais aucun lien avec mes ancêtres. J’aurais pu pousser plus loin mais mes aïeux n’ont à ce jour pas de sang ni Ukrainien ni Uruguayen. J’ai bien pensé aux métiers, pas d’urgentiste mais un Urbaniste, mon fils ainé, qui préférera peut être un jour parler lui-même de son métier. Tout cela ne me fait guère progresser dans l’écriture de cet article du U.

Il fait chaud, pour réfléchir à ce U qui m’obsède je vais arroser mon jardin, je prend à peines mains cet arrosoir usé, si utile. Usé par la force des choses, il est passé de mains en mains.

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Q comme Quatre-vingt, Quinze et Quatre-vingt-trois

L’église Saint Martin de Féron

La lettre Q m’a mené presque naturellement vers Marie joseph Evrard. Elle est né le 10 janvier mille sept cent Quatre vingt , dans le village de Féron  contigu à Etroeungt, son père Jean Baptiste est marchand de cendres (ou cendrier  désignant celui qui vendait les cendres de charbon de bois), il se marie le 2 septembre 1779 avec Marie Thérèse Degrelle, alors qu’ils sont tous deux âgés de 35 ans et sont un peu « pressés » de régulariser leur situation, puisque leur fille nait 4 mois après leur mariage. Je ne trouve trace que d’un seul autre enfant, Jean Baptiste né en mille sept cent Quatre vint Quatre.

Mais revenons à Marie Joseph, elle rencontre alors qu’elle n’a que Quinze ans lorsque qu’elle fait la connaissance de Pierre Grégoire Joseph Jourdain qui lui a 18 ans. Ils se plaisent sans aucun doute… et se voient très vite obligés de convoler en juste noces…  Ils se marient donc le 18 aout mille sept cent Quatre vingt Quinze à Féron. Leur fille Catherine naît moins de 6 mois plus tard le 10 février 1796. Puis  naîtront 5 autres enfants Marie Agathe Joseph née en mille sept cent Quatre vingt dix neuf mon acêtre qui épousera Prosper Druesne,  Usmarine Joseph Archange née en 1801, Marie Joséphine née en 1805, Pierre en 1808 et Aubeline Joseph en 1810. Ils vivent assez bien, Pierre est rentier. La vie s’écoule, les enfants se marient, les petits enfants naissent, meurent aussi parfois trop jeunes. En 1856 Pierre décède à Quatre vingt ans, Marie Joseph lui survivra 7 ans est s’éteindra à Quatre vingt trois ans. Un âge avancé, les femmes vivent longtemps dans cette famille, sa mère est décédée à Quatre vingt seize ans et sa grand-mère à 79 ans.

C’était donc mon article plein de Q

L’image est tirée su site http://villesetvillagesdelavesnois.org/feron/feron.html   

Généalogie de Marie Joseph Evrard

P comme la Pension pour Cécile

Je vous ai raconté la vie de Cécile Druesne née Becker jusqu’au 1er aout 1914 date à laquelle Jules Druesne son mari part à la guerre, puis vous avez pu vivre sa vie au quotidien par l’intermédiaire de la correspondance de son Jules jusqu’à sa mort le 22 décembre 1914. Tout au long de ses lettres Jules se soucie de sa femme s’il lui arrivait malheur. En particulier la veille de sa mort, peut-être sentait-il que la fin était proche, il écrit à son fils aîné Robert ceci:

« … Quant à maman, elle aura, si malheur m’arrivait à manœuvrer ferme pour sa pension qui je l’espère, complétée de services civils, militaires et 

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G comme Guerre 1914/1918

En plein centenaire de cette terrible guerre, j’ai retrouvé 10 tirages photos ainsi que les plaques faites par Robert Druesne le fils ainé de Jules, il était Médecin auxiliaire à la 73e division de réserve à l’ Etat Major  de Toul fin 1914 mais je n’ai pu trouver d’autres information sur son parcours pendant cette guerre car sa fiche matricule est vide . Il a visiblement emporté avec lui son appareil photo et nous a laissé ces photos .  Je le reconnais sur la première photo, il a une pipe à la main. Je ne vous montre pas la dernière photo intitulée « Abri boches vers la Croix des Carmes Bois le Prêtre 1916 » qui montre 3 soldats allemands morts.

Les légendes des photos correspondent à ce que Robert a inscrit derrière les tirages papier.

 

Boyau auberge Saint-Pierre Fay en Haye Décembre 1914
L’auberge du père Ilarion Bois le Prêtre 1915
Cimetière du Petart Mars 1915
La croix des Carmes avril 1915

 

Cimetière de Pétaut Avril 1915
Le bois le Prêtre Printemps 1915
Boyau vers Fay en Haye Mars 1916
Verdun 1916
Verdun cote 304 Septembre 1916

 

E comme Etroeungt

Carte de Cassini

Etroeungt, un nom étrange que je ne sais pas trop prononcer… Village que je n’ai pas encore visité mais dont l’orthographe m’est familière car je l’ai souvent croisé dans ma généalogie. 123 actes dont 55 naissances 22 mariages et 46 décès de 1736 à 1896. La première fois que je l’ai croisé c’est sur l’acte de naissance de Jules Druesne en 1866.

Il s’agit d’un village qui se situe dans le département du Nord, dans ce qui est maintenant le Parc Naturel régional de l’Avesnois.  Une région assez plate, non loin des Ardennes et de la Belgique

Étrœungt fait partie administrativement de l’Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et son paysage ressemblerait à la Thiérache selon Wikipédia

Le village est traversé par l’Helpe Mineure, affluent de la Sambre.

Mes ancêtres se répartissent également sur 4 communes (Avesnelles, Féron, Floyon,  Sémeries ) sur les dix qui bordent Étrœungt .

J’ai découvert sur Gallica un ouvrage sur l’histoire d’Etroeungt  de la conquête du pays par Jules César à L’après guerre de 1870. C’est une région qui est passée de la domination Romaine à celle des Francs puis de l’empire germanique à la domination des ducs de Bourgogne, puis de la domination Autrichienne à la domination Espagnole puis Française sous Louis XIV.

Lors de la révolution les saints et le christ de l’église sur brulés sur la place du village.

En 1814, les troupes russes et prussiennes passent dans le village et ces derniers menacent de brûler le village en 1815 et les russes l’occupent jusqu’en 1818. Les russes sont placés chez les habitants. L’effectif des troupe russes qui occupèrent Etroeungt varia de 130 à 250 hommes alors que le village compte environ 2000 habitants.

Dans cette ouvrage je découvre  des traditions du lieu mais également des superstitions comme par exemple: « lorsqu’il nait un poulain dans une ferme, le premier vendredi qui suit cette naissance, le fermier prend soin de couper le poil de manière à dessiner une croix qui a les proportions assez grandes sur la croupe du poulain. Cette croix ainsi faite, préserve la bête de tous les malheurs. »

Autres événements à Etroeungt un très grands incendie le 21 aout 1822 qui ravagea 12 maisons. Les dommages causés par cet incendie furent évalués à 56050 francs et une femme mourut asphyxiée sans doute Ambroisine SORTONT  âgée de 25 ans seule personne décédée ce jour là (vue 757).

Carte d’état-major 1820-1866

En 1831 l’armée du Nord est envoyée par la France pour soutenir la Belgique  dans sa volonté de se rendre indépendante de la Hollande. Environ 1000 soldats furent cantonnés chez les habitants d’Etroeungt jusqu’à l’indépendance de la Belgiqueen 1832.

En 1849, l’épidémie de choléra fit une cinquantaine de décès.

Le village subit plusieurs très grosses inondations en 1816, 1850, 1859 et 1877 et le 3 décembre 1863, c’est un ouragan qui arracha de très nombreuses toitures et déracina plus de 200 arbres.

En 1870 et 1871 la guerre avec la Prusse amène à nouveau les troupes à Etroeungt.

Le 12 mars 1876 un nouvel ouragan toucha cette fois tout le nord, le Pas de Calais et l’Aisne. Avec cette fois plus de 200 arbres fruitiers arrachés.

Pendant ce 19e siècle si chargé à Etroeungt, c’est toute la famille Buguin,  que je peux suivre depuis Hyppolite Buguin qui se marie en 1811 avec Mélanie Bodson dans ce village à sa petite fille  Céline Buguin, née en 1843 et qui 23 ans plus tard donnera naissance à Jules Druesne.

Retrouvez la généalogie de la famille Buguin sur Geneanet