17 mars 1818 aux Feuillantines

Les giboulées ont cessées juste après le repas. Il ne fait pas très chaud mais les trois enfants Foucher Victor Adrien 16 ans, Adèle 15 ans et Henry Paul 8 ans n’ont pas résisté à l’appel du jardin des Feuillantines, surtout qu’ils sont accompagnés de deux des fils de leurs voisins Hugo, Eugène 18 ans et Victor 16 ans. Depuis quelques temps ces derniers vivent tous deux avec les Foucher.

Pierre Foucher est secrétaire du tribunal permanent de la dix-septième division militaire et sitôt le repas terminé, il est repartit au bureau.

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Le jour de la sainte Ursule

Il n’avait pas fait plus de 5° pendant la nuit mais le soleil commençait à percer le brouillard qui montait de la vallée de la Meurthe. Je longeais une vigne qui n’avait plus une grappe depuis plusieurs semaines. Au bout du chemin, j’aperçus l’asile de Maréville et c’est là que je vis le facteur avec sa besace qui semblait silourde! non pas de son poids réel mais de ces lettres et de ces cartes dites de correspondance venant du front, remplies de bonnes et surtout de mauvaises nouvelles. C’est lui qui m’informe que nous sommes le jour de la sainte Ursule et le 21 octobre 1914. Read more

30 mars 1951 Monique à Saint Germain des Prés

Comment suis-je arrivée là, au milieu de cet embouteillage? Je me sens perdue au milieu de ces voitures d’un  autre âge.

Seul le clocher de l’église de Saint-Germain des Prés qui vient de sonner me renseigne sur ma situation … Je me faufile pour rejoindre la station de métro mais je me heurte aux grilles verrouillées, je remonte donc les escaliers et un kiosque à journaux qui affiche la presse me raconte les actualités et les magazines me présentent la mode.  Je découvre Einstein qui tire la langue pour ses 72 ans et des gros titres  qui expliquent ces embouteillages en pleine page.

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R comme Raconter ses souvenirs : Madeleine, souvenirs de jeunesse

MitaMa grand-Mère Madeleine que l’on appelait “Mamita” est décédée en 1999 à 5 jours de son quatre-vingt seizième anniversaire.
Il y quelques années, je lui avais demandé de raconter ses souvenirs, ce qu’elle a fait selon moi avec talent.
N’oubliez pas d’écouter vos proches, faites les parler, faites les écrire, ils ont tous leur vie à raconter…

“C’est au rez-de-chaussée du 19 de la rue Théophile Gautier que j’ai passé, jusqu’à l’âge de 21 ans, neuf mois de chaque année, d’octobre à juillet. Mais les trois mois d’été, nous les passions à Ault-Onival où mon père, à ma naissance avait fait construire une jolie villa « La Villa Madeleine » qui Read more

P comme la Pension pour Cécile

Je vous ai raconté la vie de Cécile Druesne née Becker jusqu’au 1er aout 1914 date à laquelle Jules Druesne son mari part à la guerre, puis vous avez pu vivre sa vie au quotidien par l’intermédiaire de la correspondance de son Jules jusqu’à sa mort le 22 décembre 1914. Tout au long de ses lettres Jules se soucie de sa femme s’il lui arrivait malheur. En particulier la veille de sa mort, peut-être sentait-il que la fin était proche, il écrit à son fils aîné Robert ceci:

« … Quant à maman, elle aura, si malheur m’arrivait à manœuvrer ferme pour sa pension qui je l’espère, complétée de services civils, militaires et 

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