Les lettres d’Auguste mai 1920

Lettre à en-tête du Royaume du Cambodge- ministère des Beaux-Arts

Le Directeur de l’École des Arts Cambodgiens à M…
Phnom-Penh le 3 mai 1920

Mon cher oncle,

Je n’ai pas eu de lettres de Malzéville par ce courrier. J’espère que les santés sont toujours bonnes. Je viens de passer les quinze jours de l’an cambodgien chez un de mes camarades de Kompong-Siem, un charmant petit endroit à 45 kms de Phnom Penh et j’ai pu faire une grande toile du Syen, il était presque à sec mais malheureusement il y avait Read more

Les gribouillages de Léopold

Je vous ai souvent parlé de Léopold Silice . Artiste et passionné, malgré ses rêves d’être artiste, il travaillait aux chemins de fer de l’Est, au service de la « petite vitesse », c’est à dire les marchandises. Il était dans un bureau, et gardait les vieux bordereaux d’expédition pour dessiner et faire des « gribouillis » peut-être parfois pendant les heures de travail…

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La barbe blanche – juillet 1903

Je suis un peu fébrile, j’espère cette fois ne pas rater mon rendez-vous ancestral, je sais que j’ai à nouveau rendez-vous avec François.

Je ferme les yeux.

C’est une bise parfumée par l’odeur des foins coupés qui me fait rouvrir les yeux, j’ai bien quitté cette fois mon salon!

Je suis devant chez François à Montigny sur l’Ain dans le Jura. C’est un jour chaud.

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Charles Prosper l’étudiant – 1895

J’avais 20 ans, j’étais venue passer une semaine à Paris faire des recherches pour un projet aux Beaux-Arts de Nancy où j’étais étudiante. C’est en passant rue Bonaparte devant  le bâtiment de l’école des Beaux-arts de Paris que je m’étais sentie comme aspirée par le temps… 1977…1952…1924…1908…1895

Je me suis retrouvée, avant même d’avoir réalisé ce qu’il m’arrivait, juste derrière un photographe. Il était immobile derrière son trépied, la tête sous un tissu noir, il tentait d’assagir une bande de jeunes étudiants qui posait dans la salle de dessin. Read more

Le petit carnet de Léopold

Je tourne et retourne ce carnet pour tenter de comprendre. A quoi riment ces chiffres et ces petits carrés dessinés? Des codes? un langage? Il s’agit d’un carnet rempli par Léopold Silice dont j’ai déjà présenté les talents d’aquarelliste, de photographe, de marionnettiste.

Que j’aurais aimé lui poser des questions pour qu’il m’explique ses techniques de travail!

En weekend en dans ma Lorraine natale, je décide d’aller me promener à Malzéville près de la maison de Léopold au 55 rue de la République, peut-être serai-je inspirée. La maison a changé, une extension, un garage empiétant sur ce qui fut une terrasse cachée de la rue par un mur.

Je ferme les yeux en imaginant Léopold et sa famille. Lorsque je les rouvre la maison est telle qu’elle fut au début du XXe siècle, un couple passe dans la rue, elle porte une robe longue visiblement des années 1910!

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