B comme Billet Louis Jean Baptiste

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Louis et sa seconde épouse

A la naissance de Louis Jean Baptiste Billet le 6 février 1864 à Montigny sur l’Ain (Jura), ses parents François Humbert et Jeanne Marie Zoé Hugon mariés en 1860 ont déjà une fille Marie Louise née en 1862. 3 autres enfants agrandissent la famille dans les années qui suivent: Elie Maurice Napoléon en 1866 , Louis Marc Alphonse en 1869 et Marie Joséphine Philomène née en 1871. Les enfants sont élevés en écoutant  leur grand-père Jean-Claude qui avait fait les guerres napoléoniennes. Jeanne et François sont cultivateurs. La guerre de 1870 et l’invasion des Prussiens dans leur petit village les obligent  avec leurs quatre premiers enfants à aller coucher dans le foin de la grange, pendant que les ennemis occupent leurs lits. Le décès en 1873 de Marie Joséphine née juste après cette guerre sont sans doute dues aux conditions de vie pendant la dernière grossesse de Jeanne.

Louis après son enfance franc-comtoise et sans doute après son service militaire, monte à Paris vers 1889 avec ses frères Elie et Marc. Il est employé de bureau et fait la connaissance de Marie Alexandrine une jolie couturière de 19 ans vivant encore chez ses parents à Sèvres. Ils se marient très vite en 1891, mais c’est seulement 5 ans après que naît Maurice, ils sont alors tous les deux concierges rue du rocher à Paris. Mais Louis est un homme rude avec un bon fond comme disait ma grand-mère en parlant des francs-comtois et Marie Alexandrine se laisse séduire par beau militaire et quitte le foyer familial. Maurice n’a que 4 ans et Louis ne peut s’en occuper seul, il le confie alors à Elie qui n’a pas d’enfant et qui est retourné avec sa femme dans le Jura auprès de son père. Louis sera

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Louis, Maurice et Élie dans le Jura

employé de banque, valet de chambre, cafetier…

Le divorce a lieu en 1903 et pour essayer de s’occuper lui-même de son fils, se remarie en 1907 mais Zoé Marie Zéline Vadant n’a guère envie de s’occuper de ce gamin qui sera finalement mis en pension chez les jésuites à Dole. Louis est alors employé agent de change.

Pendant la guerre de 14-18, il reçoit les lettres de Maurice à Paris puis à Bois-Colombes. Il se rapproche de « son pays » en s’installant à Dijon où il achète un café en 1918 puis s’installe à la retraite à Arbois en cultivant une petite vigne.

A la fin de sa vie il a été un grand père très attentionné avec ses quatre petits enfants qui venaient passer leur vacances dans la maison familiale.

Il décède à l’hôpital de Poligny en 1936 mais est enterré à Montigny sur L’Ain.

 

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