Pierre_foucher
Au décès de Mamita (Madeleine) j’ai découvert l’existence d’un livre: « Souvenirs de Pierre Foucher 1772-1845″ . Toute personne qui recherche ses ancêtres rêve de trouver un tel document.
Pierre Foucher à la fin de sa vie, a écrit à la demande de sa belle soeur Amélie ASSELINE (née Fessart) le récit de sa vie quelque peu hors du commun.
Né en 1772, mais orphelin de mère à 6 ans, puis de père à 7 ans, il est recueilli par un cousin de sa mère: l’abbé Yvon Marsac qui va se charger de son éducation à Nantes. Pierre bon élève, est cependant mélé aux événements qui marquèrent les années 1789 et 1790 à Nantes, sa ville natale. Il raconte d’ailleurs en détail cette période révolutionnaire. Il part ensuite pour Paris ou il promène  son jeune idéalisme à travers des foules ameutées. Les journées comme celle du 10 aout, dont il donne aussi le récit, lui font abandonner très vite ses véléités républicaines, il en manifeste si ouvertement son dégoût qu’à la fin et faute d’un prétexte suffisant pour l’envoyer devant un tribunal révolutionnaire, la section de son quartier l’envoya à l’armée du Nord, comme soldat réquisitionnaire.
Il en fut tiré par un commandant qui fit de lui en 1796 un commis greffier auprès des conseils de guerre nouvellement créés. Ce fut le début d’une carrière administrative tranquille. Il devient sous l’Empire et la Restauration, chef de service du recrutement au Ministère de la guerre. En 1796, son chef direct était le capitaine rapporteur, un jeune officier nommé Léopold Sigisbert Hugo avec lequel il se lie d’amitié. Les deux hommes se marient à quelques mois d’intervale. Léopold Hugo est témoin au mariage de Pierre et aurait dit en portant un toast: « Ayez une fille, j’aurai un garçon, et nous les marierons! »
Les deux couples se côtoient lorsque les enfants sont  encore jeunes, les Foucher habitent non loin des Feuillantines. Et lorsque le général Hugo est  en campagne ou qu’il trompe sa femme, Mme Hugo va voir ses amis Foucher. On sait les jeux partagés entre les enfants puis les amours entre Victor et Adèle. Pierre Foucher, s’il hésite à donner la main de sa fille à Victor lorsqu’il est encore inconnu, vouera plus tard une grande admiration à son gendre.
D’ailleurs plutôt que ses souvenirs ce sont celles  de son gendre, de sa fille et des ses petits enfants qu’il raconte… Mais il parle malheureusement peu de Paul  et de ses deux autres enfants!