Z comme Zéphyrine

J’ai bien dans ma généalogie des Zacharie, Zélie, Zélima, Zéline, Zelma, Zéphyr, Zéphyrin, Zoé mais je n’ai pas de quoi vous en faire un texte.Ancelon Zephirine

zephyrineJe ne ferais donc que vous présenter

les photos que je possède de Zéphyrine Ancelon mère de Léopold Silice, une femme quelque peu possessive sans doute, car Léopold ne s’est autorisé à se marier seulement un an après la mort de sa mère à 44 ans!

Elle était née en 1819 à Château-Salins et est décédée dans la maison familiale à Malzéville en mars 1899. Je vous en raconterais sans doute plus sur elle dans une prochaine publication!

Merci d’avoir suivi mon ChallengeAZ 2016!

P comme la Photo à la 201

billetElle était là sur le mur, dans cette chambre où je dormais lorsque j’allais chez mes grand-parents. Une jolie famille dans un cadre en bois! Comment faire parler cette photo? Elle est  étonnante surtout à cause de la présence tellement importante prise par l’automobile, une Peugeot 201 (identifiée par un ami).

La Peugeot 201 est lancée en octobre 1929 en pleine crise économique, la justesse de sa conception et sa qualité de fabrication lui valurent un grand succès malgré la conjoncture peu favorable. Cette berline sera très populaire.
Premier élément important pour cette photo… nous pouvons donc la dater après 1929.

Au niveau de l’habillement, la jeune femme a un robe chasuble sans taille Read more

C comme les chapeaux de Madeleine

Les femmes, à la fin du XIXe et début du XXe ne sortaient pas « en cheveux », elles portaient suivant les ages et les modes un canotier, une capeline, une capote,une capuche, un castor, un chaperon, une chapska, une charlotte, une cloche, un chapeau en somme…

Mamita, ma grand mère adorait les chapeaux, il faut dire que dès son plus jeune age, elle eut une tête à chapeau! Et jusqu’à la fin de sa vie, je l’ai vue Read more

R comme Robert Druesne (1892-1964)

dr-druesnejpg.1182639371.jpg jos1.1182639422.jpg
Robert et Joséphine sa femme étaient médecins.

A la fin de leur vies alors qu’il n’exerçaient plus, ce sont eux qui nous soignaient lorsque mes frères et moi étions petits. Je vois encore le cabinet ou des odeurs d’éther flottaient. Je sens le froid du stéthoscope et la douceur des mains de Tante Jos.
Leur vie, je n’en connais que ce que me racontent des articles de journaux soigneusement conservés par mon grand-père, ou des photos retrouvées dans une boîte en carton, découverte au fond d’un tiroir, elles montrent un couple sans enfants, voyageant beaucoup, aimant la mer et les nouvelles technologies (voiture, poste de radio, appareil photo…) . Je n’ai jamais eu l’occasion de poser des questions pour en savoir plus.

L’est Républicain le 15 août 1918
Lundi 12 août a eu lieu en l’église Saint-Pierre, le mariage de Melle Joséphine Mondelange (1889-1970), docteur en médecine avec Mr Robert Druesne, médecin aide-major de 1ere classe au Régiment d’infanterie, décoré de la croix de guerre. La mariée dont la famille est restée sous le joug ennemi, en Lorraine annexée était conduite à l’autel par son maître M. le professeur Etienne.
Depuis le début de la guerre, elle se dévoue à l’hôpital civil, ou elle remplit les fonctions de chef de clinique médicale. Il y a quinze jours elle soutenait brillamment sa thèse
Ce travail de longue haleine, d’une grande originalité, lui a valu la mention « très bien » à laquelle les membres du jury ont joint leurs vives félicitations.
Aux nouveaux mariés, nous adressons nos meilleurs voeux de bonheur, nos souhaits de grands succès dans la carrière qu’ils ont tous deux embrassée.

jos2.1182639461.jpg

L’est Républicain le 22 mars 1919:
« une famille lorraine »
« Nous avons parlé l’autre jour de la mort héroïque du lieutenant Jules Druesne du 37e, secrétaire de la direction de Maréville ; nous sommes heureux de reproduire sa citation: « A fait preuve d’un courage admirable en maintenant sa compagnie sous un feu violent de mitrailleuses, restant seul debout au milieu de ses hommes couchés. a été blessé mortellement le 22 décembre ».
Le fils du glorieux défunt, L’aide-major Robert Druesne, a obtenu quatre citations, tant à l’ordre de la division, qu’à l’ordre du régiment et de l’artillerie divisionnaire, « pour -fut l’une d’elles, du général Lebocq et qui résume toutes les autres- avoir été un modèle de conscience et de dévouement, s’aquittant de son devoir d’une façon parfaite en toutes circonstances »
La femme de l’aide Major Druesne, née Joséphine Mondlange, a reçu de son coté la médaille d’argent de la reconnaissance française: « étudiante en médecine, interne des hopitaux de Nancy, depuis le début des hostilités s’est tenue de nuit comme de jour à la disposition des malades et blessés, auprès desquels elle s’est prodiguée avec un dévouement absolu, même pendant les bombardements les plus intenses.  »

Dans le journal « L’Ancien Combattant » région Est du 30 septembre 1935
« La récente promotion du ministère des Pensions à procuré à l’AMC (Association des Mutilés et anciens Combattants) une vive satisfaction et une joie profonde : son secrétaire général, notre bon camarade le docteur Druesne était promu officier de la Légion d’honneur.
Si cette distinction rejaillit en fait sur l’A.M.C. toute entière en la personne d’un de ses plus anciens et plus actifs militants, elle récompense surtout des mérites personnels nombreux et incontestables.
Le poste de secrétaire général d’une grande association n’est jamais une sinécure pour qui en comprend le rôle et en accepte les responsabilités, mais cette vérité est plus vraie encore quand il s’agit de l’A.M.C. où les occasions de travailler ne font jamais défaut aux bonnes volontés.
….
Le docteur Druesne s’acquitte de ses délicates et absorbantes fonctions avec le sourire, un sourire qui veut toujours et d’abord être ironique, mais qui ne le demeure pas longtemps, tant il a hâte de devenir accueillant et bon, mieux encore fraternel.
Car c’est la caractéristique du Docteur Druesne, c’est, bien qu’il n’en convienne pas volontiers, la bonté qui, par une pudeur excessive, se cache parfois sous un léger voile d’ironie ou de raillerie, mais qui se manifeste par des actes. Ceux-là le savent qui, dans le secret du cabinet, ont reçu de lui, non seulement les soins qui guérissent et les conseils qui réconfortent, mais encore le secours qui aide à franchir une passe difficile.
Les qualités qu’il a mises au secours de l’AMC, le docteur Druesne les avaient déjà employées au coeur de la guerre comme médecin de bataillon, et elles sont attestées par quatre citations et la croix de la légion d’honneur.gagnées sur le front.
Il avait d’ailleurs de qui tenir, car son père porte-drapeau du 37e RI est tombé glorieusement à Bischoote, laissant à son fils le plus bel exemple d’attachement au foyer et de dévouement au pays.
En exprimant au Docteur Druesne, ancien combattant et orphelin de guerre, nos très sincères et très fraternelles félicitations, nous y associons le souvenir de son vaillant père , trop tôt disparu et nous le prions de les partager avec sa chère maman, elle-même membre de l’AMC, qui consacre une partie de ses loisirs de grand-maman à la défense des intérêts de ses soeurs d’infortune, et avec Mme Druesne, sa femme, dont le dévouement et l’abnégation pendant la guerre ont été récompensés par par la croix de la Reconnaissance Française, que peu de femmes ont le droit de porter.