E comme Enfant trouvée: Agathe (1803-1855)

La première fois que je l’ai “rencontrée”, c’est dans l’acte de naissance de sa fille Victorine  le 30 septembre 1837, elle a 34 ans.
Comme toujours lorsque je veux en savoir plus sur un ancêtre, je parcours les registres à la recherche de frères et sœurs, puis de l’acte de mariage des parents. J’ai ainsi trouvé l’acte de mariage de Jean Moisson et d’Agathe Flin qui a eu lieu le 2 janvier 1834. Et là je suis allée de surprises en surprises!
“le Sieur Jean Moisson tonnelier domicilié de droit  en cette ville de Nancy et de fait à Malzéville, âgé de 28 ans….. fils de Jean Moisson meunier absent et dont le domicile actuel est inconnu, ce  qui est constaté par acte de notoriété en date du 9 décembre dernier reçu par-devant le Juge de paix du  canton Read more

La vie de Cécile

Jules

 

Cécile a survécu à Jules pendant 41 ans. Elle a conservé ces lettres que j’ai pu vous faire partager, elle a découpé dans un un numéro de « l’Illustration » cet encart ci-contre. Elle a encouragé Gustave (Loulou) qui avait 12 ans en 1914 à bien travailler à l’école… Jules qui s’inquiétait pour son petit dernier aurait été fier car mon grand-père est devenu ingénieur des Mines. Robert a continué à être médecin, s’est marié en 1918 avec Joséphine médecin également.

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Les hommages à Jules

Le décès de Jules a été transcrit à Laxou  le 16/3/1916. Je ne sais pas si c’est à cette occasion que le Groupe Turenne (les anciens du 37e Régiment d’Infanterie) a rendu les hommages ci-dessous.

Discours du Groupe Turenne

Mesdames, messieurs,

Au nom du Groupe Turenne, je viens adresser le suprême adieu au bon camarade que nous pleurons avec sa famille. Tous ceux qui ont, comme moi, connu Druesne, ont été attirés vers lui par son caractère si franc,  si loyal et par la noblesse naturelle de ses sentiments.

Il partageait avec une joie sincère le bonheur des autres, aussi connut-il de nombreux et bons amis auxquels il était dévoué. Je vois encore sa belle Read more

Les condoléances des Généraux

8 février 1915

Madame, Monsieur,

J’avais l’intention de vous écrire lorsque j’ai reçu votre lettre. Je voulais vous dire la douleur profonde que m’avait causée la mort glorieuse de votre cher mari. J’avais pour lui une réelle affection et je le considérais comme un ami. Je me rappellerai toujours qu’il avait les larmes aux yeux lorsque j’ai salué le drapeau du 37e  en quittant le régiment.

Sa belle mort a été le digne couronnement de sa vie de devoir et de dévouement. Vous me demandez hélas, quelque chose qui n’est pas possible, on ne peut pas décorer et nommer au grade supérieur des officiers qui ne sont plus.

Ce que l’on pourra faire, c’est de demander pour vous au bureau du tableau après la fin de la guerre.

Le général de Castelnau s’y emploiera certainement. Soyez sûre Read more

L’attente de Cécile

Cécile a dû longtemps espérer,  d’un espoir bien faible… Puisque les courriers reçus entretenaient cette minuscule lueur.

Message du Colonel Lauzun

37e Régiment d’Infanterie – Le Colonel

Le 16/01/1914

Madame,

Permettez moi Madame, de m’incliner devant votre immense douleur et les inquiétudes qui déchirent votre cœur. Je ne puis ni l’apaiser, ni satisfaire votre demande car nous ne savons pas ce qu’est devenu votre mari et nous ne pourrons jamais le savoir. Est–il tué ? blessé et prisonnier ? A toutes ces questions je ne puis répondre nettement.

Il a disparu avec toute sa compagnie. Read more