Z comme Zen

Challenge AZ, Divers Pas un mot »

En cette fin de challenge, restons zen…

Il y a bien parmi mes ancêtres des Zoé, Zéphirine, Zélie, Zélima, Zéphirin, Zacharie, Zéphir et Zelma, mais aucun n’est allé au Zaïre accompagné d’un zébre ou d’un zébu. ils ne zappaient pas non plus, mais certains ont peut-être été zazous. Avec zèle, ils ont peut-être affronté la zébrure en zigzag d’un orage ou au soleil zénithal ont-ils été caressés par un zéphyr. Ils ont peut-être croisé des zouaves qui avaient zigouillé des zombies… Un zoologiste dans une zone  à zibelines a croisé un zigoto et un zozo qui faisaient marcher leurs zigomatiques…

Et puis Zut, j’arrête là ce challenge AZ

Merci à Sophie Boudarel qui a eu une zuper idée et à tous les participants! restez Zen jusqu’au prochain challenge…

 

 

Y comme yoyo, poupées et autres joujoux

Challenge AZ, Divers, Mes frères et moi, souvenirs d'enfance Pas un mot »

Vous avez sans doute tous joué un jour avec un yoyo, mais notre enfance est parsemée de plein d’autres joujoux ou jeux.: les poupées comme  celles de Mamita en 1905, les petits paniers à empiler, les boites en carton (merveilleux pour se cacher avec son grand frère…), ma première voiture, mais aussi le billard pour enfants qui était chez mes grands parents paternels, le jeu de nain jaune et les jeux de backgammon et de dames… Et vous quels étaient vos joujoux?

W comme Web

Challenge AZ, Divers Pas un mot »

Lorsque j’ai commencé mes recherches généalogiques, il y a plus de 15 ans,  j’écrivais aux mairies pour progresser dans mon arbre, j’attendais avec impatience le passage du facteur . je remplissais des fiches et des classeurs… Certaines mairies ne répondaient pas ou très tardivement, il fallait être patiente! Parfois je partais une journée entière aux archives de Lille, Nancy ou Paris, mais certaines branches de mon arbre restaient sans feuilles car mes ancêtres étant répartis sur 25 départements, je ne pouvais pas aller dans toutes les archives départementales.
Alors lorsque je me suis connectée sur le web, j’ai d’abord échangé sur les forums, me suis inscrite sur le premier « cousinsgenweb » de Lozère, fait de l’entraide, me suis inscrite sur geneanet, commencé un blog généalogique en 2005 sur le site du Monde….
Et les premières archives en ligne en Mayenne se sont ouvertes (j’ai quelques ancêtres dans ce département). Petit à petit, d’autres archives sont arrivées sur le Web. Il en manque encore comme le Jura (où j’ai beaucoup de recherches à faire…). Mais mon arbre pousse à vue d’oeil!
Le web a vraiment transformé mes recherches généalogiques

V comme Victoire Brehamet(1838-1914)

Challenge AZ, XIXeme et XXeme siècles 2 Mots »

Victoire2             Mamita m’a montré un jour une photo et m’a demandé de me dire ce que j’y voyais.
« Deux jeunes femmes bourgeoises accompagnées de deux petits enfants, une fille que je reconnaissais comme étant Madeleine et un petit garçon, et à l’arrière plan une femme plus âgée qui semblait être une domestique au vu de son tablier »
Mamita était bouleversée par cette photo, car la vieille femme était sa grand-mère Victoire. Ce jour là, sa mère Marie recevait une amie et son fils, et pour ne pas présenter cette vieille femme comme sa mère, Marie lui a demandé de mettre un tablier pour passer pour une domestique. Marie d’origine modeste était montée à Paris où elle avait rencontré un jeune architecte qui l’avait mise enceinte puis épousée un an après. Devant ses amies connues après son mariage, elle avait sans doute honte de parler de ses origines.

Victoire adorée par sa petite fille (cf ses souvenirs de jeunesse) était une femme courageuse et avait eu une vie difficile. Elle est née à Ault dans la Somme le 30 octobre 1838 de parents déjà âgés (pour l’époque!): sa mère Marie-Jeanne Rosalie Cayeux avait 42 ans et son père Charles Hilaire Brehamet Maître Forgeron à Ault en avait  56 et était veuf deux fois lorsqu’il rencontra Marie-Jeanne, fille d’un serrurier de Ault, elle même veuve. Ils se marièrent rapidement le 28 juin 1838 lorsqu’elle se retrouva enceinte de Victoire.
Victoire Brehamet se marie à 27 ans le 4 novembre 1865 à Ault avec un menuisier Victor Emile Leclerc originaire d’Eu dont elle aura 3 enfants: Paul né le 25 janvier 1870 qui mourut à 1an, Marie-Rose née le 27 décembre 1870 et Marie née le 11 avril 1875.
Mais le 9 août 1888 son mari Victor meurt sur la plage d’Ault à la suite d’une hydrocution. Elle devient alors serveuse dans un café pour subvenir aux besoins de ses enfants. Deux ans plus tard sa fille Marie-Rose meurt à son tour, agée de 20 ans, des suites de l’infection d’ une blessure faite par un hameçon alors qu’elle nettoyait les filets des pêcheurs. Vers 1900 sa fille Marie monte à Paris.
Le gendre de Victoire, Charles fera construire une villa à Onival tout près d’Ault: la villa Madeleine, Victoire peut ainsi passer du temps avec ses petites-filles Madeleine et Marcelle  qui viendront très souvent en vacances . C’est comme cela que Mamita  a appris « le sexe des crabes »
Elle finit sa vie dans sa  maison d’Ault où elle meurt le 25 décembre 1914.

U comme Usuels

Challenge AZ, Divers Pas un mot »

Parmi les documents auxquels il faut absolument penser lorque l’on fait des recherches, il y a les Usuels!
Ainsi à Paris ou les sources classiques font défaut. Si vos ancêtres ont une certaine notoriété vous trouverez dans les dictionnaires bibliographiques des informations intéressantes.J’y ai retrouvé ainsi entre autres; Pierre Foucher, Paul Foucher, Victor Adrien Foucher (fils de Pierre et frère de Paul), Alfred Asseline, Gabriel Auguste Ancelet, Etienne Ancelon tous faisant partie de ma famille.

T comme Théodore (1882-1944): la grève de 1920

Challenge AZ, Ile de France, XXeme siècle 4 Mots »

Merveilleuse découverte que ce lot de cartes postales perdues au fond d’une malle abandonnée dans une petite ferme  en Haute-Loire

“L’année 1920 est marquée par des poussées de grèves dont la violence jette l’effroi dans une partie de la population, …..le mouvement a démarré en février 1920 au PLM et a gagné les autres réseaux…” (extrait de Notre Siècle de René Rémond , Edition Fayard)
Pendant  cette  période,  Théodore, 38ans, sous-chef de manutention au PLM à Maisons-Alfort écrit tous les jours à sa femme Marie qui est en visite dans sa famille en Haute-Loire.

Maisons-Alfort le 25 /02 /1920
Chère Marie,
J’ai appris ce matin que les ateliers de Villeneuve-Triage n’avaient pas satisfaction, donc  les ateliers de Paris se mettent en grève demain lundi et si nous n’avons pas satisfaction tout s’arrêtera mardi donc si tu ne reçois pas de nouvelles de 2 ou 3 jours, tu peux dire ils sont en grève. Mais je t’écris tous les jours….                               Théodore

26/02/1920 grève des chemins de fer
….Il me semble qu’il va se passer quelque chose de nouveau; tous les chemins de fer vont s’arrêter d’après ce qu’on dit. Ne te fais pas de bile pour ça, ça sera notre bonheur pourvu que ça marche bien…….

Le 26/02/1920 en souvenir des 2 jours de grève des chemins de fer
… Ce matin je me suis levé de bonne heure pour voir ce qui se passe. Je viens de la gare et  la réunion, mais tu sais ça barde. Dans la nuit et ce matin il n’est passé que 3 trains, tout le monde “grève”; je parle des employés des chemins de fer. Ici à Maisons-Alfort et Charenton il n’y a que le chef et le sous-chef qui travaillent; Tu vois qu’ils ne peuvent rien faire. A Paris c’est de même, à Villeneuve-Triage et Saint-Georges c’est de même; ça va s’étendre partout….

27 /02 /1920 – 3 jours de grève
….La Compagnie nous envoie notre révocation à la plus part et aux autres on les mobilise. Mais personne ne répond à l’appel. Nous attendons que les flics viennent nous chercher, mais voilà que le bruit court que les sergents de ville veulent se mettre avec nous. Alors c’est la révolution, mais garde ça pour vous. Ne vous faites pas de bile pour moi , je ne risque rien; tout se passe dans le calme, ce matin nous étions 11000 hommes à la plaine du bois de Vincennes et tous d’accord…..

27/02/1920 – 3 jours de grève
…Tout marche bien, la grève des chemins de fer tourne bien pour nous, les employés de toutes les compagnies se mettent en grève aujourd’hui. C’est la compagnie du PLM qui marche la première; le PO, la partie du Nord  marchent à la grève aussi. L’Est va suivre dès demain. Et d’autres corporations vont nous suivre.

Le 28/02/1920 – 4 jours de grève des chemins de fer, grève générale sur tous les réseaux.
….J’ai reçu ta carte de Langogne, je me demande comment tu  as pu faire pour rentrer à Chapeauroux, ici il n’y a presque pas de train. La grève est générale pour tous moi je suis soldat depuis ce matin 4 février et je ne suis pas seul. Mais cela nous fait pas peur. Nous sommes les maîtres  de la situation. Demain matin nous allons discuter avec le parlement….. Je te quitte car je vais à la réunion au bois de Vincennes…….

Le 28 /02/ 1920 – 4 jours de grève
…Que faîtes vous, on ne voit pas souvent de vos nouvelles, mais c’est difficile, les trains sont rares……
le 01/03/1920 – 5 jours de grève
Je suis en bonne santé, ne vous faîtes pas de bile pour moi, je ne risque rien. La grève est générale, même les boulangers à partir de ce matin. Hier soir j’ai vu Ferdinand (son frère N.D.L.R.) et il est en bonne santé. Je n’ai pas reçu de vos nouvelles, je languis. J’ai bien un peu le cafard mais  faut du courage…….

le 02/03/1920 – 6 jours de grève
…. La grève va toujours en avant, je voudrais bien que cela finisse….
le 4 /3 /1920
….J’ai repris mon service depuis hier soir 4h à la gare. Comme je te l’ai déjà dit je suis habillé en soldat. Je suis sous-officier, autrement dit sergent et d’après mon grade je ne fais rien que commander.  Toujours pas de nouvelles de toi ni d’Eugène. J’espère que cela viendra à présent que ça marche. Je peux te dire que la révolution est écartée pour cette fois  . Ce matin on dit que le gouvernement va capituler.Que tu me fais de la peine de te voir si loin.                    Théodore

S comme Sentinelle

Challenge AZ, Divers, XIXeme siècle Pas un mot »

J’ai toujours adoré les greniers… on y fait des découvertes étonnantes, ainsi j’ai retrouvé avec les lettres de Jules Druesne un « mouchoirs d’instruction militaire n°9″. Ce mouchoir date de 1893.  il y a dessus, imprimé les instructions de montage et démontage du fusil modèle 1886 (modifié en 1893) et les comportements d’une sentinelle… En voici quelques images.

R comme Robert Druesne (1892-1964) et Joséphine née Mondelange (1889-1970)

Challenge AZ, Guerre 1914/1918, XXeme siècle 1 Mot »

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Robert et Joséphine sa femme étaient médecins.

A la fin de leur vies alors qu’il n’exerçaient plus, ce sont eux qui nous soignaient lorsque mes frères et moi étions petits. Je vois encore le cabinet ou des odeurs d’éther flottaient. Je sens le froid du stéthoscope et la douceur des mains de Tante Jos.
Leur vie, je n’en connais que ce que me racontent des articles de journaux soigneusement conservés par mon grand-père, ou des photos retrouvées dans une boîte en carton, découverte au fond d’un tiroir, elles montrent un couple sans enfants, voyageant beaucoup, aimant la mer et les nouvelles technologies (voiture, poste de radio, appareil photo…) . Je n’ai jamais eu l’occasion de poser des questions pour en savoir plus.

L’est Républicain le 15 août 1918
Lundi 12 août a eu lieu en l’église Saint-Pierre, le mariage de Melle Joséphine Mondelange, docteur en médecine avec Mr Robert Druesne, médecin aide-major de 1ere classe au Régiment d’infanterie, décoré de la croix de guerre. La mariée dont la famille est restée sous le joug ennemi, en Lorraine annexée était conduite à l’autel par son maître M. le professeur Etienne.
Depuis le début de la guerre, elle se dévoue à l’hôpital civil, ou elle remplit les fonctions de chef de clinique médicale. Il y a quinze jours elle soutenait brillamment sa thèse
Ce travail de longue haleine, d’une grande originalité, lui a valu la mention « très bien » à laquelle les membres du jury ont joint leurs vives félicitations.
Aux nouveaux mariés, nous adressons nos meilleurs voeux de bonheur, nos souhaits de grands succès dans la carrière qu’ils ont tous deux embrassée.

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L’est Républicain le 22 mars 1919:
« une famille lorraine »
« Nous avons parlé l’autre jour de la mort héroïque du lieutenant Jules Druesne du 37e, secrétaire de la direction de Maréville ; nous sommes heureux de reproduire sa citation: « A fait preuve d’un courage admirable en maintenant sa compagnie sous un feu violent de mitrailleuses, restant seul debout au milieu de ses hommes couchés. a été blessé mortellement le 22 décembre ».
Le fils du glorieux défunt, L’aide-major Robert Druesne, a obtenu quatre citations, tant à l’ordre de la division, qu’à l’ordre du régiment et de l’artillerie divisionnaire, « pour -fut l’une d’elles, du général Lebocq et qui résume toutes les autres- avoir été un modèle de conscience et de dévouement, s’aquittant de son devoir d’une façon parfaite en toutes circonstances »
La femme de l’aide Major Druesne, née Joséphine Mondlange, a reçu de son coté la médaille d’argent de la reconnaissance française: « étudiante en médecine, interne des hopitaux de Nancy, depuis le début des hostilités s’est tenue de nuit comme de jour à la disposition des malades et blessés, auprès desquels elle s’est prodiguée avec un dévouement absolu, même pendant les bombardements les plus intenses.  »

Dans le journal « L’Ancien Combattant » région Est du 30 septembre 1935
« La récente promotion du ministère des Pensions à procuré à l’AMC (Association des Mutilés et anciens Combattants) une vive satisfaction et une joie profonde : son secrétaire général, notre bon camarade le docteur Druesne était promu officier de la Légion d’honneur.
Si cette distinction rejaillit en fait sur l’A.M.C. toute entière en la personne d’un de ses plus anciens et plus actifs militants, elle récompense surtout des mérites personnels nombreux et incontestables.
Le poste de secrétaire général d’une grande association n’est jamais une sinécure pour qui en comprend le rôle et en accepte les responsabilités, mais cette vérité est plus vraie encore quand il s’agit de l’A.M.C. où les occasions de travailler ne font jamais défaut aux bonnes volontés.
….
Le docteur Druesne s’acquitte de ses délicates et absorbantes fonctions avec le sourire, un sourire qui veut toujours et d’abord être ironique, mais qui ne le demeure pas longtemps, tant il a hâte de devenir accueillant et bon, mieux encore fraternel.
Car c’est la caractéristique du Docteur Druesne, c’est, bien qu’il n’en convienne pas volontiers, la bonté qui, par une pudeur excessive, se cache parfois sous un léger voile d’ironie ou de raillerie, mais qui se manifeste par des actes. Ceux-là le savent qui, dans le secret du cabinet, ont reçu de lui, non seulement les soins qui guérissent et les conseils qui réconfortent, mais encore le secours qui aide à franchir une passe difficile.
Les qualités qu’il a mises au secours de l’AMC, le docteur Druesne les avaient déjà employées au coeur de la guerre comme médecin de bataillon, et elles sont attestées par quatre citations et la croix de la légion d’honneur.gagnées sur le front.
Il avait d’ailleurs de qui tenir, car son père porte-drapeau du 37e RI est tombé glorieusement à Bischoote, laissant à son fils le plus bel exemple d’attachement au foyer et de dévouement au pays.
En exprimant au Docteur Druesne, ancien combattant et orphelin de guerre, nos très sincères et très fraternelles félicitations, nous y associons le souvenir de son vaillant père , trop tôt disparu et nous le prions de les partager avec sa chère maman, elle-même membre de l’AMC, qui consacre une partie de ses loisirs de grand-maman à la défense des intérêts de ses soeurs d’infortune, et avec Mme Druesne, sa femme, dont le dévouement et l’abnégation pendant la guerre ont été récompensés par par la croix de la Reconnaissance Française, que peu de femmes ont le droit de porter.

Q comme Quatre

Challenge AZ, Mes frères et moi, souvenirs d'enfance, XXeme siècle Pas un mot »

Quatre, nous sommes 4 mes frères et moi, enfants de Monique et Yves

une fratrie qui a traversé comme beaucoup des épreuves et des joies.

Aujourd’hui, nous étions tous les 4 devant le cercueil de notre père.

4 soudés pour accompagner ce père vers un repos bien mérité.

P comme Paul Foucher (1810-1875): un auteur dramatique

Challenge AZ, Ile de France, XIXeme siècle 2 Mots »

Paul_foucherTrouver de l’aide auprès de Victor Hugo pour découvrir un de ses ancêtres, c’est évidement une chance!
Paul est moins connu que sa soeur de 7 ans son ainée, Adèle qui épousera Victor Hugo en 1822.  Il est né en 1810.
Les familles Hugo et Foucher étaient très proches et ont passé de nombreux moments ensemble lorsque les enfants étaient jeunes. Lorsque Adèle et Victor débutèrent leur idylle, Paul leur servait parfois de messager, « J’ai pourtant envoyé Paul à l’instant te dire de venir… » (Lettre d’Adèle Foucher à Victor Hugo le 13/09/1822)… De temps en temps Victor emmenait Paul à une exposition « Ton petit frère vient de me tourmenter pour aller avec lui à cette exposition de tableaux » (lettre de V. Hugo à Adèle Foucher le 10 mars 1822), voir une pièce de Théâtre ou lui choisissait des livres  » J’ai l’honneur d’envoyer à Monsieur Foucher quelques livres: je désire qu’ils lui offrent quelque intérêt ; j’y joins un volume des Annales que j’ai promis à Paul en attendant le 2e volume de L’Enéïde. « (lettre de V. Hugo à Pierre Foucher père d’Adèle et de Paul le 25/09/1821)
En juillet 1823, naît le premier enfant de Victor et d’Adèle: Léopold qui est un bébé fragile. Adèle se remet difficilement de ce premier accouchement, le Général Hugo (père de Victor) et sa femme proposent alors de trouver une nourrice près de chez eux (à Blois) et de l’installer avec le bébé chez eux. Paul est du voyage et reste environ 1mois chez le général comme en témoignent plusieurs lettres échangées entre les deux familles.
Malheureusement le petit Léopold décède en octobre de la même année. En 1824, Paul signe comme témoin l’acte de naissance de Léopoldine.
Paul fait des études:  » ….. j’ai laissé ton aimable lettre à Blois, ce qui m’empêche d’y répondre en détail. D’ailleurs tu m’y fait plus de questions que ne t’en feront certainement les six pédants noirs de la faculté lors de ta candidature au baccalauréat-ès-lettres de l’université de Paris…. (lettre de V. Hugo à Paul Foucher le 10 mai 1825)
Paul semble être en admiration devant son beau-frère!: « … En arrivant j’ai trouvé ton père et ta mère; Paul m’a sauté au cou, et les milles interrogations ont commencées!…. » (lettre de Victor à sa femme Adèle le 21 mai 1825) et Pierre Foucher (le père de Paul et d’Adèle) charge Victor de surveiller Paul : » … Je vous prie, mon cher Victor, de ne pas perdre de vue notre Paul…. » (lettre de Pierre Foucher à Victor Hugo le 13 juillet 1825)
Paul sera élève de la pension Garon puis du collège Henri IV avec  le Duc de Chartres (futur duc d’Orléans) et d’Alfred de Musset qui devient son ami intime. C’est d’ailleurs Paul Foucher qui introduisit Musset chez Victor Hugo.
« L’ouverture de coeur et la véritable fraternité avec lesquelles Victor hugo adopta Paul Foucher offrent un intérêt touchant, curieux et prolongé, et leur amitié ferait un beau sujet de thèse pour quelque étudiant de nos facultés. » (extrait de « Souvenirs de Pierre Foucher 1772-1885″ préface de Louis Guimbaud chez Plon 1929)
Paul fait ses débuts d’auteur dramatique en 1828 avec une pièce jouée 1 seule fois! « Amy Robsart » qui selon  les sources  aurait été écrite soit par lui  soit par son illustre beau-frère. « On sait l’histoire d’Amy Robsart , ce drame sombre que tira Victor hugo du roman de Kenilworth, par Walter Scott, et qu’il donna en 1828, à son jeune beau-frère, pour le faire représenter à l’Odéon. La pièce ayant été brusquement sifflée, Victor hugo en revendiqua la paternité. La noblesse du geste est connue. Je n’y reviendrai donc point…
Mais voici une moindre aventure, presque inédite, et qui caractérise peut-être mieux encore les rapports des deux beaux-frères : un peu avant Amy Robsart, Victor hugo, qui, à l’occasion, provoquait et corrigeait lui-même les essais de Paul Foucher, l’introduisit dans un petit journal mort-né, le Biographe. Et là, il lui suggéra d’écrire quelques biographies d’illustres contemporains. Il lui souffla même celle d’un homme dont la grandeur ne lui a jamais échappé, l’auteur des Méditations Lamartine
Ni le parfait dévouement de Victor hugo, ni en sous-main les petites habiletés bien naturelles que déployait Mme Victor Hugo, ne parvinrent pourtant, dans les commencements, à marier Paul Foucher avec le succès. Il ne quittait guère son beau-frère, sa soeur, ou leurs amis: on le conviait avec eux à toutes les fêtes; de la rue du Doyenné, chez Roger de Beauvoir, à la place Vendôme dans l’atelier du peintre Biard, il n’est pas un bal travesti où les romantiques n’aient vu passer ce grand diable, d’une myopie accusée, costumé un soir en hallebardier, le lendemain en Guillaume Tell, et pour qui l’arme principale demeurait le binocle .
(extrait de « Souvenirs de Pierre Foucher 1772-1885″ préface de Louis Guimbaud chez Plon 1929)
En 1829, au moment ou il part à la retraite Pierre Foucher père de  Paul le fait entrer comme expéditionnaire au ministère de la guerre, mais Paul préfère écrire  des pièces et des romans souvent publiés dans des revues (La revue des deux Mondes, L’artiste) « La misère dans l’amour » en 1832, « un trait de la vie de Don Pedro, justicier » en 1831, « Intérieur d’un harem » en 1832… Son « Yseult Raimbaud » représentée en 1830 à l’Odéon aura un certain succès.  Il a parfois quelques bonnes critiques: « Nous féliciterons l’auteur sur les progrès de son style, plus nerveux et plus vrai, et sur la simplicité de ses dernières compositions, débarrassées de l’affectation et de la bizarrerie qui avaient nui aux premières. Mr Paul Foucher est un jeune homme plein d’avenir et bien digne de recevoir l’influence sous laquelle ses relations de famille l’on placé » en juillet 1833 dans « la Revue de Bretagne » à propos de « Passions dans le Monde ». En 1834 il écrit « Caravage » drame en trois actes, en 1837 « L’an Mil » un opéra comique et « Jeanne de Naples » créé à La Porte Saint-Martin.
En 1838 il écrit une tragédie en 5 actes et en vers « Don Sébastien de Portugal » joué au Théatre de la Porte Saint-Martin au lendemain de la création de Ruy Blas de Victor Hugo, la presse sera plus indulgente pour Paul que pour Victor. Cette pièce sera un succès pour Paul. « Le pacte de famine » (  écrit en 1839 sera également joué au Théatre de la Porte Saint Martin tout comme « Le Comte de Mansfield » écrit en 1840. En 1842 il écrit à nouveau un opéra : »Le vaisseau fantôme »
A partir de 1848, Paul devient correspondant parisien de « l’indépendance belge »
En 1873, paraîtra « Les coulisses du passé » une histoire de la littérature depuis le 17e siècle.

Vous pouvez lire quelques oeuvres de Paul sur Gallica

Les extraits de lettres sont issus de « Victor Hugo, correspondances familiale et écrits intimes » tomes 1 et 2 dans la collection Bouquins chez Robert Laffont 1991

la généalogie de Paul Foucher